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Municipales 2026. « Un fiasco » : dans l’Orne, il devait fusionner avec la liste du maire, il est écarté... |
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Vincent Picault donne sa version du fiasco du scrutin de dimanche qui fait suite, à ses dires, à celui de la rupture de la fusion envisagée en amont. © Ouest-France
Vincent Picault avait démissionné du conseil municipal de Domfront-en-Poiraie, dans l’Orne, en 2020. Quelques jours après l’élection du maire sortant Bernard Soul, il est encore amer.
Quelques mois avant les élections municipales 2026 à Domfront-en-Poiraie, dans l’Orne, Vincent Picault, qui avait démissionné du conseil municipal en 2020 après six ans de mandat, avait informé qu’il fusionnerait sa liste en préparation avec celle du maire sortant, Bernard Soul. Il revendiquait alors un poste de premier adjoint. Seulement, en préfecture, son nom ne figurait pas sur la liste. Quelques jours après l’élection de Bernard Soul, seul en lice, Vincent Picault ne digère pas et règle ses comptes.
Rififi après un échec de fusion de liste
Si les urnes ont parlé - Bernard Soul, a été élu avec 1 136 voix et une participation de 45,5 % - l’ancien conseiller est encore remonté contre le maire. « Des amis proches m’ont convaincu de ne pas prendre la parole avant le premier tour, et d’autres aujourd’hui me demandent d’expliquer ce qui s’est réellement passé, notamment vu le fiasco des élections, avec la faible participation.
» Il revient sur la période de la constitution des listes : « J’avais pratiquement bouclé la mienne, quand Bernard Soul est venu me proposer la fusion. Il me restait à trouver des candidats pour
La Haute-Chapelle et Rouellé
. Il m’a dit
: Ne t’inquiète pas, j’ai ce qu’il faut à ce niveau-là
. » Les deux listes fusionnent. Nous avons alors commencé nos réunions d’adjoints et il m’a dit plusieurs fois qu’il était normal que j’en sois le premier
, retrace-t-il.
Puis, revirement de situation. La rupture entre nos deux listes, il l’a justifiée par le fait que je me suis exprimé dans la presse
, poursuit Vincent Picault. Dans une interview à Ouest-France, en février 2026, Vincent Picault disait : Cette décision est la plus raisonnable. Il fallait qu’il y ait une cohésion entre les deux camps pour travailler efficacement pour la commune, mais sous certaines conditions, afin que ce soit équitable.
« Nous sommes élus pour travailler, pas pour polémiquer »
Ayant été élu conseiller municipal en 2014 avant de démissionner en 2019, il fait le rapprochement avec la façon dont se passaient les réunions. Avec lui, il ne faut pas communiquer, ne pas poser de questions, ou sinon les poser avant ou après le conseil, surtout pas devant la presse. Il n’y a vraiment rien de loyal ni de démocratique dans sa façon de faire.
De son côté Bernard Soul, le maire, estime qu’il n’y a pas de polémique. Ce qui s’est produit tient beaucoup de lui. Il s’est répandu dans la presse, ce n’était pas convenu. Nous avons convenu, de façon collégiale, avec les colistiers, de ne pas travailler avec lui. Il en est le seul responsable
, explique-t-il. L’édile affirme que c’est quelqu’un que j’apprécie, avec qui j’ai travaillé, même si ça s’est mal terminé ».
Avant de conclure : Il avait les cartes en mains. Nous sommes élus pour travailler, pas pour polémiquer. J’ai une très belle équipe, je suis droit dans mes bottes et n’ai pas voulu cette situation. Nous assumons ensemble qu’il ne soit pas là.