Accueil Info Info en continu Normandie pour la paix : « La participation des jeunes dans les grands processus décisionnels doit être systématique »

Normandie pour la paix : « La participation des jeunes dans les grands processus décisionnels doit être systématique »

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photo  le forum mondial normandie pour la paix sera de retour les jeudi 9 et vendredi 10 avril 2026, dans les jardins de l’abbaye aux dames à caen (calvados).  ©  thomas bregardis, archives ouest-france 2

Le Forum mondial Normandie pour la paix sera de retour les jeudi 9 et vendredi 10 avril 2026, dans les jardins de l’abbaye aux Dames à Caen (Calvados). © Thomas Bregardis, Archives Ouest-France

Le Brésilien Elizeu de Oliveira Chaves Junior, chef adjoint du Bureau pour la jeunesse des Nations unies, est l’un des invités du Forum mondial Normandie pour la paix, à Caen (Calvados). Il va participer jeudi 9 avril 2026, à la conférence plénière « La jeunesse peut-elle encore changer le monde ? » Selon lui, on doit ancrer la participation des jeunes dans tous les grands processus décisionnels.

Le Brésilien Elizeu de Oliveira Chaves Junior est le chef adjoint du Bureau de la jeunesse des Nations unies. Il sera au Forum mondial Normandie pour la paix, à Caen (Calvados), jeudi 9 avril 2026. Et participera à la conférence plénière « La jeunesse peut-elle encore changer le monde ? ». Entretien.

D’où venez-vous et quel est votre rôle au sein du Bureau pour la jeunesse des Nations unies ?

Je suis Brésilien, né et élevé à Brasília, ville qui symbolise une vision audacieuse et une ambition résolue. J’ai commencé ma carrière comme militant de la jeunesse à 17 ans, puis je suis devenu sociologue, titulaire d’un doctorat en sciences politiques comparées.

J’ai passé plus de 22 ans aux Nations unies et j’occupe aujourd’hui le poste de chef de cabinet et de chef adjoint du Bureau pour la jeunesse des Nations unies, sous l’autorité du chef du Bureau pour la jeunesse et sous-secrétaire général, le Dr Felipe Paullier. Concrètement, mon travail consiste à collaborer avec l’ensemble de l’équipe et les partenaires pour que la jeunesse ne soit pas qu’un simple sujet de discussion au sein du système des Nations unies, mais une véritable priorité, intégrée aux enjeux de paix et de sécurité, de développement durable et de droits humains.

Nous coordonnons, nous plaidons et nous incitons le système à joindre le geste à la parole en matière d’engagement significatif des jeunes.

photo le brésilien elizeu de oliveira chaves junior, est depuis plus de 22 ans aux nations unies et occupe aujourd’hui le poste de chef de cabinet et de chef adjoint du bureau pour la jeunesse des nations unies.  ©  nations unies

Le Brésilien Elizeu de Oliveira Chaves Junior, est depuis plus de 22 ans aux Nations Unies et occupe aujourd’hui le poste de chef de cabinet et de chef adjoint du Bureau pour la jeunesse des Nations Unies. Nations unies

Vous serez présents au Forum mondial Normandie pour la paix, à Caen. Qu’est-ce qui a motivé votre présence ?

Caen n’est pas un choix fortuit. Après avoir rencontré l’équipe enthousiaste des organisateurs à New York il y a quelques mois, il est devenu évident que c’est un lieu où l’histoire parle avec force, où le coût des conflits est inscrit dans chaque monument, dans chaque rue.

Le Forum mondial Normandie pour la paix a le potentiel de rassembler celles et ceux qui croient que la paix n’est pas seulement l’absence de guerre, mais qu’elle doit être activement construite au sein de nos communautés. Et les jeunes sont au cœur de cette construction. Être présent ici est une affirmation : nous prenons cela au sérieux et c’est une formidable opportunité pour le Bureau pour la jeunesse de rencontrer des alliés et de faire progresser l’agenda de la paix. La paix est le point de départ de la politique de jeunesse.

Pourquoi les jeunes descendent-ils dans la rue, en France et dans le monde entier ?

Parce qu’ils paient le prix de décisions auxquelles ils n’ont pas participé. Changement climatique, inégalités, érosion démocratique, crises du logement… Les jeunes regardent le monde dont ils héritent et y voient souvent une promesse non tenue. Manifester dans la rue n’est pas un dysfonctionnement ; c’est un signal. Cela dit, nous existons, nous voyons ce qui se passe et nous refusons de nous taire.

La véritable question n’est pas de savoir pourquoi les jeunes manifestent, mais pourquoi tant de personnes au pouvoir réagissent si souvent avec indifférence plutôt qu’avec dialogue. Bien sûr, il existe aussi d’excellents exemples de dialogue, comme le Forum Normandie pour la paix.

Comment les jeunes peuvent-ils devenir des acteurs du changement ?

Ils le sont déjà dans de nombreux lieux et domaines. Les jeunes (nous considérons les 15-35 ans) ne sont pas un problème à gérer ni un groupe démographique à consulter une fois pour ensuite être oublié. Ils sont médiateurs dans les zones de conflit, climatologues, organisateurs communautaires, entrepreneurs, artistes qui réinventent la culture. Il s’agit de lever les obstacles structurels qui empêchent leur leadership de se développer : manque de financement, manque d’accès, absence de représentation, absence de dialogue intergénérationnel.

Lorsque nous investissons véritablement dans les jeunes – non pas comme bénéficiaires, mais comme co-architectes – les résultats sont transformateurs pour tous, et pas seulement pour eux.

Comment l’ONU peut-elle aider les jeunes, aujourd’hui et demain, et pourquoi est-ce important ?

L’ONU dispose d’un pouvoir de rassemblement unique : elle se situe au carrefour de 193 pays, des normes internationales et de l’action multilatérale. Ce que nous pouvons – ce que nous devons faire – c’est utiliser ce pouvoir pour ancrer la participation des jeunes dans tous les grands processus décisionnels : des délibérations du Conseil de sécurité sur la paix aux négociations climatiques, en passant par le financement du développement.

Le Bureau pour la jeunesse des Nations unies existe précisément pour garantir que cette participation soit systématique et non ponctuelle. C’est notre mission quotidienne. Pourquoi est-ce important ? Parce que les défis mondiaux sont de longue haleine et que les jeunes sont ceux qui en subiront les conséquences le plus longtemps. Les exclure des solutions aux défis actuels de tous n’est pas seulement injuste, c’est aussi stratégiquement incohérent.

Jeudi 9 et vendredi 10 avril 2026, à l’abbaye aux Dames, à Caen. Entrée gratuite et ouverte à toutes et tous sur inscription sur www.normandiepourlapaix.fr/inscriptions

 
Nicolas Denoyelle    Ouest-France  

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