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Monique Langoisseur, responsable de l’atelier Cotenor à Vimoutiers. © Ouest-France
La sélection a retenu l’atelier Cotenor qui a fabriqué et offert 6 000 masques durant le premier confinement, la Maison d’enfants de Boucé et ses encadrants qui s’étaient confinés avec vingt-trois enfants en avril et une habitante de Vimoutiers qui fabrique une crème pour les mains.
Face à la crise sanitaire, qui nous frappe de plein fouet depuis le mois de mars, des solidarités se sont mises en place, dès le début. L’objet de la catégorie « Initiative Covid » est justement de mettre en avant ceux qui font preuve de solidarité durant cette période difficile. La rédaction Ouest-France, le Crédit Agricole et le Conseil départemental ont retenu l’atelier Cotenor qui a fabriqué et offert 6 000 masques durant le premier confinement, la Maison d’enfants de Boucé et ses encadrants qui s’étaient confinés avec vingt-trois enfants en avril et une habitante de Vimoutiers qui fabrique une crème pour les mains.
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À Vimoutiers, l’atelier Cotenor a fabriqué et offert 6 000 masques durant le confinement
17 mars 2020. L’entreprise Cotenor (Confection technique de Normandie), basée à Vimoutiers depuis 1986, ferme les portes de son atelier textile. L’épidémie de coronavirus se propage à grande vitesse dans le territoire national. Le confinement est décrété.
Le 23 mars, à peine une semaine plus tard, six salariées sur la vingtaine que compte le site de Vimoutiers reprennent le chemin de l’atelier.  Elles ont demandé à faire des masques pour remédier aux urgencesÂ
, retrace Monique Langoisseur, responsable de l’atelier. Dans les premières semaines de la crise sanitaire, les masques de protection manquent.
Jusqu’au 11 mai, jour du déconfinement, les salariées produisent 6 000 masques en tissu. Les heures passées derrière leurs machines à coudre sont rémunérées par l’entreprise mais les salariées font également du bénévolat.
Les 6 000 masques sont offerts.  On a eu l’impression d’aider dans un moment difficile, de faire une bonne actionÂ
, confie au nom de l’équipe la responsable.
Confinés quinze jours avec vingt-trois enfants
« Nous étions un peu comme dans une bulle… », nous expliquait à l’époque Sophie Brard, cheffe de service à la Maison d’enfants de Boucé, près d’Argentan.
La structure associative, accueille tout au long de l’année, une vingtaine de petits pensionnaires, âgés de 3 à 14 ans, confiés à ses soins par l’Aide sociale à l’enfance. En règle générale, quelque vingt-cinq salariés interviennent sur place, à tour de rôle. Éducateurs, lingères, cuisinières, veilleuses de nuit… Tout ce petit monde se relaie.
Mais avec le premier confinement, la donne a changé, dix membres de l’équipe avaient choisi de se confiner totalement, sur place. « Pour protéger à la fois les enfants et les adultes. »
Quel bilan la directrice tire-t-elle de l’expérience ? « On a vécu de super-moments, même si c’était très fatigant. On a trouvé du confort en dormant dans les bureaux ou sous un petit chalet », sourit l’éducatrice.
Corinne a fabriqué une crème pour les mains abîmées des soignants
Corinne Hoorelbeke, une habitante de Vimoutiers, est une adepte de la fable du colibri démontrant que c’est chaque petit geste qui compte. « Je souhaitais apporter ma contribution aux blouses blanches pendant cette période difficile qu’elles vivent. »
Reconvertie dans la cosmétique et le bien-être, sa crème pour les mains (aloe vera, huile de graine de carthame et vitamine E) fait des merveilles pour réparer les mains abîmées. Elle décide donc d’en appeler à la générosité des internautes, sur Facebook pour permettre l’envoi de cinquante tubes de crème pour les mains au centre hospitalier de Lisieux. Cela, à prix coûtant : 12 € le tube au lieu de 15 €.
240 tubes ont été envoyés depuis avril, notamment aux hôpitaux de Lisieux, d’Argentan et dans une clinique en Bretagne. Les soignants de six Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ont pu en bénéficier également. « J’ai eu beaucoup de retours d’infirmières, avec des photos de leurs mains en meilleur état. J’étais vraiment émue ! »