Opération "Dry January" : participez-vous au mois sans alcool ?28 |
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Débat : Opération "Dry January" : participez-vous au mois sans alcool ? © itakdalee sur iStock
Venu d’outre-Manche, le “Dry January” (littéralement “janvier sec ”) est un défi collectif proposant de ne pas consommer d'alcool pendant un mois. L’idée ? Constater les bénéfices d’une sobriété prolongée sur la santé et prendre conscience qu’il est possible de partager de bons moments sans nécessairement consommer de boissons alcoolisées. Pour les participants, c’est aussi l’occasion de prendre du recul sur sa relation à l’alcool.
Et vous, que pensez-vous de cette opération ?
Avez-vous déjà tenté l’expérience ? Si oui, que vous a-t-elle apprise ? Si non, êtes-vous tenté d’essayer ?
Le “Dry January”, quésaco ?
Née au Royaume-Uni où elle est portée par l’association britannique Alcohol Change UK, cette campagne de santé publique fait chaque année un peu plus parler d’elle en France, notamment sur les réseaux sociaux ainsi que par le biais d’un collectif d’associations. Cette opération possède d’ailleurs un site internet dryjanuary.fr, où il est possible de s'inscrire et de télécharger une application baptisée Try Dry afin d’obtenir un soutien, des astuces et des notifications d'objectifs pour parvenir à rester sobre un mois entier.
Les bienfaits escomptés :
Pour les addictologues, ce Dry January représente l’occasion de faire une pause dans sa consommation d’alcool afin de regarder la place qu'il occupe dans notre vie sociale.
Selon une étude menée au terme d’une précédente édition*, 7 participants sur 10 ont constaté avoir mieux dormi durant cette période. Ils étaient aussi 57 % à dire avoir amélioré leurs capacités de concentration et 60% ont perdu du poids. D’autres ont déclaré avoir perçu une amélioration de la qualité de leur peau.
Rappelons que l’alcool est à l’origine de 41 000 décès par an en France du fait des maladies, violences et blessures qui résultent de sa consommation. Un tiers des décès dans un accident de la route sont dûs à l’alcool.
Ces chiffres vous incitent-ils à revoir votre consommation d’alcool ?
Les détracteurs :
Bons vivants et libertaires dénoncent une opération politiquement correcte, hygiéniste, voire moralisatrice.
Pensez-vous, vous aussi que le Dry January soit un coup dur porté aux épicuriens ? Une atteinte aux libertés ?
Pour en savoir plus :
- Un mois sans alcool : à quoi va ressembler le défi « Dry January », par temps de Covid-19 ?
- Que penser du Dry January, le mois de janvier sans alcool ? (2020)
- Angers. Dry january : ils ont relevé le défi… avec plus ou moins de succès (2020)
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*Cette étude a été menée pour l’association Alcohol Change UK par l’université de Sussex, auprès d’un échantillon représentatif de la population anglaise de 800 individus qui avaient pris part au Dry January en janvier 2018. Les participants ont répondu à un questionnaire en ligne.