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Orne - Caligny. Des syndicats réclament l’arrêt de l’usine Faurecia... |
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L’entreprise Faurecia, à Caligny, emploie environ 1 250 personnes. © Ouest-France
La production va continuer mais être diminuée, a annoncé la direction de Faurecia au CSE. Des organisations syndicales déplorent une mise en danger des salariés et réclament l’arrêt immédiat de l’usine pour quinze jours.
La direction du site Faurecia (Caligny) a tenu, en début d’après-midi, une réunion extraordinaire du comité social et économique (CSE), mardi 17 mars, au cours de laquelle elle a annoncé notamment la mise en place d’une activité partielle de l’usine. Des salariés seront donc concernés par du chômage partiel, lié à la baisse d’activité de l’entreprise en Europe.
Mais, selon les syndicats, la direction n’a pas annoncé qui cela allait concerner et pour quel volume horaire. Elle leur a annoncé vouloir garder un niveau minimum de production, notamment pour les commandes hors d’Europe (en Chine, l’activité de l’entreprise repart à la hausse) pour au moins les deux semaines à venir. La direction n’a pas répondu à nos sollicitations.
« Qu’ils aillent plus loin que l’aspect légal »
Des organisations syndicales, réunies en intersyndicale (FO, CGT, CFDT, CFTC) ont réagi en convoquant la presse pour réclamer la fermeture de l’usine pendant quinze jours
. On ne peut pas mettre la vie des employés et de leurs familles en danger
, commente Cyrille Jousselin, secrétaire du CSE, membre du syndicat Force Ouvrière.On aurait pu accepter un plan progressif de réduction de l’activité jusqu’à la mise en arrêt de l’entreprise, mais ce n’est pas envisagé. Malheureusement, l’entreprise est dans son droit : la direction suit les recommandations du gouvernement. On veut qu’ils aillent plus loin que l’aspect légal
, comme les autres entreprises automobiles.
Des risques pour la santé, estiment-ils
Malgré le renforcement des mesures sanitaires (contrôle de température, renforcement des mesures dites « barrières », affichage des précautions à suivre) annoncé par la direction, Noël Djezairi, délégué CGT, estime que la poursuite du travail à Faurecia entraîne des risques pour leur santé. Il y a trop de promiscuité, dans les vestiaires, dans les salles de pause, en open space…
. Comme les autres syndicats, la CGT incitera les salariés à exercer leur droit de retrait, et on espère que l’entreprise ne va pas les sanctionner
. Cyrille Jousselin résume la position de l’intersyndicale : Ce n’est pas facile de fermer une usine, on le sait. Mais à circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles
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