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Orne. Avec 23 % de bénéficiaires en plus, le Secours populaire est « très inquiet »... |
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Jérôme Malmaison, Aurélien Nobis, Charlène Brindejonc, Laure Tissier et Mathieu Gille ont profité de la sortie des résultats du sondage Ipsos, pour présenter l’état des lieux de la pauvreté en France et dans l’Orne, à Argentan (Orne). © Ouest-France
Le Secours populaire de l’Orne tire la sonnette d’alarme : les situations de précarité et de pauvreté sont en nettes augmentations.
En cette période de crise, la section ornaise du Secours populaire tire un bilan alarmant de l’année 2021. Charlène Brindejonc, directrice et secrétaire générale du Secours populaire de l’Orne, s’inquiète pour la fin d’année 2022, qui s’annonce tout aussi compliquée pour l’association et ses bénéficiaires.
« L’année dernière, on a eu une hausse de 23 % de bénéficiaires, explique Charlène Brindejonc, à Argentan. On n’avait pas anticipé cette augmentation… On s’attendait à une hausse aux alentours de 10 %, mais certainement pas de 23 %. On est très inquiets. » En 2021, ce sont 18 073 personnes en difficultés qui ont été aidées dans l’Orne, par l’association.
Cette augmentation sans précédent, s’explique, selon le Secours populaire, par les deux ans de pandémie et les conséquences de la guerre en Ukraine sur les prix de l’énergie, de certains produits de la vie courante et des carburants.
Les moins de 59 ans sont les plus nombreux
Selon l’étude du Secours populaire, « 40 % des personnes aidées par le Secours populaire de l’Orne ont moins de 18 ans ». « La majeure partie des accueillis sont des gens qui, théoriquement, travaillent, puisqu’ils ont entre 26 et 59 ans », ajoute la directrice de la section ornaise.
Charlène Brindejonc alerte sur l’aggravation de la précarité chez les bénéficiaires de l’Orne : « On est un petit département et avoir des chiffres aussi élevés, c’est inquiétant. »
Un appel au bénévolat et aux dons
L’association en appelle donc aux Ornais et aux Ornaises, pour venir aider les bénévoles dans leurs différentes antennes. Elle lance aussi des collectes de dons pour « pouvoir proposer des aliments diversifiés, comme des fruits et des légumes ou encore de la viande ».
L’équipe associative de l’Orne espère également pouvoir assurer la confection des colis festifs de fin d’année, pour lesquels les dons de produits frais et laitiers manquent cruellement.