|
Orne. Les salariés de la Fondation Anais en débrayage pour leur prime Covid-19... |
3
Une quarantaine de salariés ont choisi de manifester. © Ouest-France
Sur les sites ornais de la structure spécialisée dans le sanitaire et social, les employés sont en grève ce jeudi 17 septembre. Ils réclament une prime de 1 000 € pour avoir travaillé pendant la période de confinement.
« Les autres structures du département, comme l’Adapei ou Générations Normandie, ont eu leur prime de 1 000 € », souligne Christelle Enguehard, déléguée syndicale CGT. Ce jeudi matin 17 septembre 2020, les employés d’Anais ont décidé de se faire entendre en faisant un débrayage devant les sites à l’appel des syndicats Sud et CGT.
Avec plus de 80 établissements, dont des maisons de retraite, des établissements et services d’aide par le travail (Esat) ou des instituts médico-sociaux (IME), la Fondation Anais couvre un large champ du handicap et de l’aide à la personne. Un domaine où le Covid-19 a laissé des traces et où le versement de primes a été inscrit dans la loi de finances du 30 juillet.
Ça coince dans les départements
Mais voilà , les primes n’ont pas été versées aux 700 salariés d’Anais de l’Orne et cela tient à l’enveloppe que les départements et les agences régionales de santé (ARS) doivent abonder. Un protocole d’accord avec la direction était en discussions, lundi 14 septembre, mais les syndicats ont quitté la table. « On nous dit que si tous les départements ne donnent pas, personne ne l’aura, raconte Christelle Enguehard. Selon la direction, la Sarthe et l’Orne ne veulent pas donner. Alors qu’avant, on nous disait que c’étaient l’Eure-et-Loir et le Val-d’Oise. »
Contactée, la direction d’Anais affirme « qu’elle débloquera la situation et versera la prime en octobre ». De leur côté, les syndicats sont prêts à faire à nouveau grève si les primes ne sont pas versées rapidement.