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Passais-Villages. Madeleine Fleury a soufflé ses cent bougies... |
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Parmi les cadeaux, celui de son ancien voisin et maire, Christian Coupel. © Ouest-France
Entourée de sa famille, des résidents et du personnel soignant, Madeleine Fleury a été mise à l’honneur, mardi 14 décembre 2021, pour son anniversaire. Un goûter a été organisé pour ses cent ans.
Mardi 14 décembre 2021, c’est Tatiana Jamet, la directrice de l’Ehpad des Myosotis à Passais-la-Conception (Orne), qui a retracé de nombreux souvenirs de la vie de Madeleine Fleury, nouvelle centenaire.
Madeleine est née le 11 décembre 1921 à Mantilly, au village de l’Épine. Son père, Albert Fleury, était veuf et père de deux garçons, Louis et Albert et s’est remarié avec Maria Le Bigot, elle-même veuve de guerre. Madeleine Fleury est née de cette union ainsi que deux autres enfants : Maurice, en 1924, et Fernande, en 1926. La famille s’est ensuite installée dans une ferme à Saint-Roch-sur-Égrenne, au Gué Lucien.
Ses souvenirs de guerre
Madeleine avait 18 ans lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale et a souvent raconté les deux jours d’angoisse et de peur vécus lorsque les troupes allemandes, lors de leur repli, se sont installées au village du Gué Lucien. « Le calva était bien caché, voir introuvable, mais la jument pouvait à tout moment être abattue. » Madeleine et Fernande ont longtemps correspondu, jusqu’à leur décès, avec des familles parisiennes qui venaient se ravitailler à la ferme pendant l’occupation.
Une vie de travail
Lorsque son père décède en 1949, les deux sœurs décident de rester à la ferme pour aider leur mère, jusqu’à sa mort, en 1976. La vie était rythmée par les saisons et les années ont passé. Le tracteur a remplacé la jument, le cyclomoteur a laissé la place à une voiture. La réputation de cuisinière de Madeleine, dont ses délicieuses bourdes aux pommes, lui a valu d’être de plus en plus demandée pour les anniversaires, les communions et les mariages. « Il fallait la réserver jusqu’à deux ans à l’avance, explique son neveu. Elle partait souvent le jeudi avec son matériel et revenait, épuisée, le lundi soir. » Madeleine ne manquait jamais la fête des rochers à la Fosse Arthour et la soirée élection des Miss France avec Madame de Fontenay. Elle ne s’est jamais mariée mais chaque Jour de l’an, toute la famille venait déjeuner au Gué Lucien et se régalait de ses nombreuses préparations.
L’autre événement important de l’année, c’était lorsque le cochon était tué avec la fabrication des nombreuses saucisses et du boudin qui s’ensuivait.
Ses plaisirs
Madeleine et sa sœur étaient toujours partantes pour voyager et ont même pris l’avion en 1990 pour aller dans les Pyrénées. Après le décès brutal de Fernande, en 2010, Madeleine a choisi de rester encore quelques années au Gué Lucien.
Une particularité
Dans la procession des âges de la chapelle de l’Oratoire, Eugénie Roussel, grande tante maternelle de Madeleine a été miraculeusement guérie.