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Prison de haute sécurité pour narcotrafiquants : le choix de Gérald Darmanin sera révélé jeudi... |
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Gérald Darmanin en visite à la prison d’Alençon-Condé-sur-Sarthe, le 17 février 2025. © Mathis Harpham / Ouest-France
Prévue ce mercredi, l’annonce du site retenu pour accueillir les cent narcotrafiquants les plus dangereux a été décalée à jeudi. Gérald Darmanin fera connaître son choix au 20 heures de « France 2 ».
Il devait annoncer le site retenu ce mercredi. Gérald Darmanin a finalement décalé de 24 heures la révélation du choix du site retenu pour accueillir une prison de haute sécurité pour les plus gros narcotrafiquants du pays. La conséquence de l’allocution d’Emmanuel Macron prévue à 20 h pour évoquer la guerre en Ukraine et la situation internationale.
Quatre sites en lice
Le garde des Sceaux dévoilera son choix pour cette future prison spécialisée au journal télévisé de 20 h, jeudi 6 mars 2025, sur France 2. Quatre prisons sont en lice : Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), la maison centrale de Saint-Maur (Indre), le centre pénitentiaire d’Alençon-Condé-sur-Sarthe (Orne) et la maison centrale d’Arles (Bouches-du-Rhône).
Le ministre de la Justice veut y appliquer un nouveau régime carcéral d’isolement extrêmement strict, rappelle l’Agence France-Presse. Les détenus pourraient y être affectés pour une durée de quatre ans, renouvelable. Des dispositions dénoncées par l’Observatoire international des prisons, qui les juge « attentatoires aux droits fondamentaux ».
Ouverture prévue le 31 juillet au plus tard
Gérald Darmanin a visité les quatre établissements ces dernières semaines. Lors de sa dernière visite vendredi, à la maison centrale de Saint-Maur (Indre), il a présenté un calendrier prévisionnel d’ici à son ouverture prévue le 31 juillet : « Un mois, un mois et demi de travaux, notamment de travaux technologiques pour ne pas qu’on communique vers l’extérieur, d’y revoir les services informatiques, et l’intégralité du site ».
Cette période devra être utilisée pour « former les agents, faire les recrutements qu’il faut », renforcer les hôpitaux, « la police et la gendarmerie », mais aussi « le tribunal et la cour d’appel » de la zone concernée.
« Puis, l’arrivée des prisonniers » est prévue « entre mai et juin, pour que le 31 juillet, de façon définitive […] les 100 premiers narcotrafiquants » soient accueillis.