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Projet éolien d’Habloville : le préfet de l’Orne rassure les parlementaires... |
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Les éoliennes ne sont pas les bienvenues à Neuvy-au-Houlme, Ri, Rônai et Habloville. © Archive Ouest-France
Vendredi 20 décembre, la sénatrice Nathalie Goulet et le député Jérôme Nury ont reçu un courrier du préfet qui assure qu’Habloville (Orne) n’est pas en zone d’accélération de l’éolien. Pour les élus, cela devrait rassurer les acheteurs du haras de Fresnay-le-Buffard.
Il n’existe pas de zone d’accélération des énergies renouvelables, proposées par les collectivités locales et reconnues par l’État, dans la commune de Neuvy-au-Houlme et ses voisines.
Cette phrase tirée du courrier du préfet, adressé à la sénatrice Nathalie Goulet et au député Jérôme Nury, les rassure.
Ils avaient été alertés par les maires de Neuvy, Ri, Habloville et Rônai, d’un projet de parc éolien et qui craignent des nuisances pour les habitations qui seront à moins de 1 000 m de distance (la distance légale est de 500 m). Les maires ont également peur que ce projet fasse capoter le rachat du prestigieux haras de Fresnay-le-Buffard, porté par un cheikh, vice-président des Émirats arabes unis via la société Scea Wathba stud Farm, pour 26 millions d’euros, fin décembre.
Ce haras emploie une quinzaine de personnes et devrait créer des emplois. S’il n’était pas vendu maintenant, il pourrait être démantelé pour faciliter la vente et perdre sa vocation
, affirmaient également les maires.
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L’aval des élus demandé
« Il ne faut donc pas paniquer », résume Nathalie Goulet à réception du courrier préfectoral. « Le fait que les communes ne soient pas en zone d’accélération doit rassurer les acheteurs. Cela leur donne des garanties par rapport aux démarches des porteurs de projet du parc qui ne seront pas facilitées et demandera l’aval de tous et celui des élus », détaille Jérôme Nury.
Les élus locaux avaient écrit par deux fois au préfet, le 18 juin, puis le 8 décembre, qui ne leur avait pas répondu. Il indique cependant aux parlementaires qu’il a relevé l’opposition à ce projet des maires ».
Le représentant de l’État confirme aux parlementaires que le projet déposé en juin par la société Elements concerne cinq aérogénérateurs, le plus proche étant situé à 1,35 km de l’enceinte du haras et induit un secteur d’études et de concertation dans les communes d’Habloville, Ri, Rônai et Neuvy-au-Houlme ».
Il informe du calendrier et rappelle : Il ne m’est pas possible de déterminer à ce stade la décision qui sera prise, laquelle sera fonction du dossier complet déposé par le pétitionnaire, de l’instruction par les services de l’État et de la concertation publique organisée. Il ne m’est pas possible de me prononcer avant le terme de l’instruction, soit fin 2025 ou début 2026.
L’épreuve de vérité, pour les élus, sera la vente – ou pas – du prestigieux haras dans les jours qui viennent.