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« Mauvais traitement et privation de soins » : 200 bovins retirés d’un élevage dans le Calvados, au sud de Caen... |
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Les services de l’État ont procédé au retrait de 200 bovins dans un élevage du Calvados. © Préfecture du Calvados
Les services de l’État ont procédé au retrait de 200 bovins dans un élevage du Calvados, près d’Évrecy, pour « mauvais traitement et privations de soins à un animal ». Déjà averti, l’agriculteur n’avait pas mis en application les mesures ordonnées par les autorités.Â
Du mercredi 25 au vendredi 27 mars 2026, les services de l’État sont intervenus dans un élevage du Calvados afin de procéder au retrait de 200 bovins. Cette décision fait suite à une enquête pénale, « ouverte notamment des chefs de mauvais traitement envers un animal et privation de soins à un animal », précise la préfecture, dans un communiqué publié vendredi soir.
Selon nos informations, l’exploitation a des parcelles sur plusieurs communes, dans le secteur d’Évrecy, au sud de Caen.

Les services de l’État ont procédé au retrait de 200 bovins dans un élevage du Calvados. Préfecture du Calvados
« Ce retrait, ordonné par le procureur de la République de Caen, intervient à la suite des constatations réalisées par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) et la gendarmerie nationale montrant que, malgré différentes mesures administratives ou pénales déjà ordonnées, l’exploitant n’avait pas pris les mesures adaptées pour mettre fin aux manquements constatés. »

Les services de l’État ont procédé au retrait de 200 bovins dans un élevage du Calvados. Préfecture du Calvados
Certaines bêtes euthanasiées
Le troupeau a été confié à une association de protection animale, « afin de mettre fin au manque de soins et à la souffrance des animaux », poursuit la préfecture. « Les services de l’État, l’association de protection animale et les professionnels qui ont capturé les animaux ont mené à bien la mission de sauvetage avec efficacité, dans des conditions difficiles pour la prise en charge des animaux ». Beaucoup de bêtes, délaissées, montraient en effet un comportement sauvage.
Certaines, trop faibles pour être transportées vers la structure conventionnée à l’extérieur du département, ont dû être euthanasiées sur place, après examen vétérinaire.