|
Quel bilan, cet été, pour les principaux sites touristiques de l’Orne ?... |
4
Cet été, la fréquentation du haras du Pin a augmenté de 40 % par rapport à 2020. © DR
Cet été, la fréquentation touristique des points d’intérêt de l’Orne a chuté de 20 %, en moyenne, par rapport aux dernières années. Toutefois, les responsables soulignent un regain d’intérêt de la clientèle, dont les visites sont plus longues et approfondies.
Le tourisme a-t-il pâti de la crise sanitaire, en cet été 2021 ? Tour d’horizon des principaux sites touristiques de l’Orne.
La Roche d’Oëtre
La Roche d’Oëtre a accueilli 2 127 visiteurs du 1er juillet au 26 août 2021. Près de 80 % d’entre eux sont originaires du nord de la France, principalement des régions Île de France, Pays de la Loire ou encore Bretagne. Le nombre de cyclotouristes est aussi « monté en flèche », cet été, selon Stéphanie Legros-Margueritte, chargée de mission tourisme et animation au sein de l’agglomération de Flers.
Cependant, la fréquentation globale du site, situé dans la commune de Saint-Philbert-sur-Orne, a chuté de 20 % par rapport aux deux dernières années, notamment celle des étrangers, qui ne représentent plus que 14 % de la clientèle. « Les Britanniques connaissent la baisse la plus significative à cause du contexte sanitaire. » La météo particulièrement pluvieuse n’a pas aidé la fréquentation de ce site naturel.

La météo pluvieuse de l’été 2021 a handicapé la fréquentation du site naturel de la Roche d’Oëtre. Archives Ouest France
En revanche, le chiffre d’affaires de la boutique de terroir est identique à celui de 2020, et même en hausse de 13 % par rapport à 2019. « Le public passe plus de temps au guichet de l’office de tourisme et consomme plus de produits locaux », se félicite Stéphanie Legros-Margueritte.
Domfront-en-Poiraie
Cet été, la fréquentation touristique a baissé de 30 % par rapport à 2019, année particulièrement faste. « Il faut remonter à 2014 pour trouver des chiffres aussi faibles », déplore Anne-Laure Chausserie, responsable d’accueil à l’Office du tourisme du pays de Domfront. Une chute qui s’explique par l’annulation des Médiévales, rassemblement majeur au sein de la cité. Mais aussi par l’absence des Britanniques, qui représentaient les trois-quarts de la fréquentation étrangère. « D’habitude, 30 % de nos visiteurs sont étrangers. Cette année, ils ne sont plus que 4 %. »

L’office de tourisme du pays de Domfront a accueilli de nombreux visiteurs en août 2021. Archives Ouest France
En revanche, 4 000 personnes ont visité Domfront-en-Poiraie au mois d’août, contre 2 900 l’an dernier. « Il y avait toujours du monde à l’accueil, on n’a pas arrêté, raconte-t-elle. Les contacts sont plus qualitatifs et les visiteurs plus intéressés. » En témoigne le regain de participation rencontré par les animations et visites guidées.
« Domfront est devenu une destination que les gens veulent explorer intégralement. » Ainsi, les séjours d’une semaine ont supplanté ceux de quelques heures. « On remarque aussi une fidélisation de la clientèle… Certains reviennent tous les ans. » Une donnée qui encourage l’office de tourisme à renouveler régulièrement ses activités. Côté profils, familles, camping-caristes, cyclistes et randonneurs ont afflué en plus grand nombre.
Le Haras national du Pin
Au haras du Pin, la tendance est inverse : la fréquentation a augmenté de 40 % par rapport à l’été dernier, et se trouve même supérieure à 2019. « La météo a été un avantage pour nous, explique Claire Fortin, responsable tourisme du site. Les faibles chaleurs encouragent les gens à quitter la côte pour l’intérieur des terres. »

L’affluence des spectacles au haras du Pin est aussi à la hausse. DR
L’absence de la clientèle étrangère a été largement compensée par un afflux de Normands, qui représentent habituellement la moitié des visiteurs, et surtout d’Ornais (25 %). « Les locaux ont fait de petites escapades dans un périmètre proche. C’est rassurant de venir dans un endroit que l’on connaît déjà , surtout en période de crise sanitaire. »
À une clientèle d’ordinaire familiale est venue s’ajouter un biais intergénérationnel, avec l’arrivée de grands-parents et leurs petits enfants dès la mise en place du passe sanitaire, début août. Claire Fortin constate aussi une tendance au « slow-tourisme ». « Les gens prennent le temps de faire la visite libre, puis un tour à vélo ou voiturette, avant d’aller au spectacle. » Ainsi, les promenades en attelage affichaient complets la plupart des jours de spectacle, dont l’affluence a aussi augmenté de 37 %. De quoi permettre la hausse du chiffre d’affaires du site.