Accueil Info Info en continu RÉCIT. 80e D-Day : le 13 août 1944, les SS massacraient dix-huit habitants de Tourouvre-au-Perche

RÉCIT. 80e D-Day : le 13 août 1944, les SS massacraient dix-huit habitants de Tourouvre-au-Perche

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Tourouvre, dans l’Orne, après le massacre perpétré par les SS le 13 août 1944. © Association Les passeurs de mémoire

Alors que les troupes allemandes s’apprêtent à quitter Tourouvre (Orne), le dimanche 13 août 1944, un drame se noue dans la commune ornaise. Dix-huit habitants sont massacrés par les SS et une grande partie du village est incendiée. Récit.

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À l’occasion du 80e anniversaire de la Libération, Ouest-France et le conseil départemental de l’Orne vous proposent de découvrir un dossier de onze articles consacré à l’événement.
12 août 1944. À Tourouvre (Orne), environ soixante SS stationnés dans la commune s’activent pour préparer leur départ de la commune alors que les troupes alliées se rapprochent. Un camion est chargé de matériels et de provisions, il s’apprête à quitter le village par la rue Mondrel (actuelle rue du Québec). C’est alors que l’aviation alliée fond sur le véhicule, tuant sur le coup un soldat allemand. Des habitants décident de s’occuper du cadavre, afin de le déposer dans l’ancienne Kommandantur.

Le lendemain, les Allemands poursuivent leurs préparatifs et continuent de charger leurs véhicules. Vers 17 h 30, des coups de feu éclatent. Une patrouille d’éclaireurs américains vient de débarquer dans le village, rapidement repoussée par les SS encore présents. Cette fusillade précipite le départ des Allemands qui, dans leur hâte, abandonnent dans le village une remorque pleine de provisions pour se replier dans la forêt toute proche.

Exécutions sommaires

« C’est une aubaine pour les gens de Tourouvre qui, croyant les Allemands définitivement partis, commencent à se partager le butin, raconte l’historien Jean Quellien à Ouest-France . Vers 19 h, c’est le drame. Plusieurs dizaines de SS reviennent inopinément et ouvrent le feu sur le groupe. C’est le sauve-qui-peut général. »

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Les SS, commandés par le capitaine Bör, tirent en direction des fuyards : « Ils défoncent les portes des maisons où ils se sont réfugiés, jettent des grenades dans les devantures, faisant de nombreuses victimes, poursuit Jean Quellien. Obligées de quitter leurs cachettes, plusieurs dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants terrorisés sont rassemblées comme otages près de l’école de garçons. »

« Vers 23 h, un char envoie un obus dans une maison »

Là, ils assistent impuissants à la destruction de leur village, en proie aux flammes, alors que les scènes d’horreur continuent de défiler devant leurs yeux : « Vers 23 h, un char envoie presque à bout portant un obus dans une maison, tuant net trois personnes. Une survivante, blessée, est fauchée sur place alors qu’elle allait chercher du secours. Tandis que l’incendie parvient à dévaster le centre de Tourouvre, les otages sont conduits vers une forêt voisine. Plusieurs parviennent à s’enfuir, mais deux d’entre eux, moins heureux, sont abattus. »

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Les otages sont emmenés au château de la Foucaudière. C’est là qu’ils apprennent le motif de la rage des Allemands : « Pour la première fois depuis le début du drame, par l’intermédiaire de M. Guerrier, parlant allemand, la population est mise au courant de la situation, racontaient Gérard Bourdin et Thomas Pouty en 2004 dans La Résistance dans l’Orne . Fou de rage, un soldat hurle ainsi qu’un des leurs a été tué par la population et retrouvé dans les locaux de la Kommandantur. » Les otages tentent tant bien que mal d’expliquer que le soldat a été abattu par l’aviation alliée.

Les SS ne décident que le lendemain matin de rendre leur liberté aux otages. Ils quittent peu de temps après le village, ne laissant aux Américains qu’un champ de ruines à libérer, près de soixante maisons ayant été incendiées par les Allemands. Dix-huit personnes trouvent la mort lors de ce drame, sans compter les blessés.

Article réalisé dans le cadre d’un partenariat rémunéré.

 
Jean VENTOUILLAC.    Ouest-France  

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