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RÉCIT. Avec leur vache Patchouli, ces jeunes de l’Orne ont gagné un prix au Salon de l’Agriculture... |
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Des élèves de 1re du lycée Giel Don Bosco ont remporté la première place de leur section au Trophée international de l’enseignement agricole au Salon de l’Agriculture de Paris. © Giel Don Bosco
Des élèves du lycée agricole Don Bosco de Giel-Courteilles (Orne) ont vécu une sacrée semaine. Entre le 28 février et le 5 mars 2023, ils ont investi le Salon de l’Agriculture à Paris pour participer à un concours agricole. Un concours qu’ils ont remporté ! Entre la foule de visiteurs, le stress des épreuves et leur relation avec leur vache Patchouli, qu’ils ont présentée au jury, ils racontent ce qui constitue désormais l’un de leurs meilleurs souvenirs.
Ils se souviendront sûrement longtemps de leur année de Première en bac pro CGEA. Onze élèves du lycée agricole Don Bosco de Giel-Courteilles (Orne), âgés entre 16 et 18 ans, ont vécu une petite aventure au Salon de l’Agriculture de Paris.
Entre le mardi 28 février et le dimanche 5 mars 2023, ils ont participé au Trophée international de l’enseignement agricole (TIAE) dans la catégorie vache laitière. Et ont remporté le premier prix de la section, avec comme candidate Patchouli, une vache de race normande de trois ans.
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Les élèves ont travaillé pendant plusieurs mois pour nouer une relation de confiance avec l’animal. Giel Don Bosco
De 5 h 30 à 23 h tous les jours
À leur arrivée, mardi soir tard, les jeunes savaient qu’ils se préparaient pour un marathon. « On se levait à 5 h 30 et on ressortait à 23 h », détaille Cassie, l’une des jeunes participantes.
Pendant ces quatre jours sur place, les lycéens avaient plusieurs missions. La première : tenir un stand pour proposer un jeu aux visiteurs. « Le principe était de faire deviner aux gens ce que mange une vache chaque jour, raconte de son côté Noah. Quand on leur expliquait qu’une vache laitière avait besoin de cent litres d’eau au quotidien, ils étaient surpris. »
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Une présentation dans un ring
Deuxième mission, faire une manipulation avec Patchouli. C’est-à-dire, « l’attraper, l’attacher, lui faire un nœud sans l’étrangler, mettre un licol buccal, le tout en sécurité », liste Jules. Et ce, dans une ambiance intimidante.

Lors de la manipulation, les lycéens ont fréquenté l’un des rings du Salon. Giel Don Bosco
Six des onze apprentis devaient réaliser leur « manip’» dans un des rings du Salon, une vaste arène entourée de barrières où s’accumulent les spectateurs.
Une caméra filmait en direct et en gros plan leurs mouvements pour déceler la moindre faute, avec une retransmission sur un écran géant. Face à eux, un jury de trois personnes, à qui les lycéens devaient expliquer chaque geste, micro à la main. Le tout, en moins de dix minutes. « C’était stressant », avouent les jeunes.
Patchouli a été « chouchoutée »
Dernière étape, réaliser leur « grand oral » : une présentation de leur lycée, de la région et de leur filière agricole. Trois épreuves qu’ils ont réussies haut la main puisqu’ils se sont vus remettre le premier prix de leur section, dans la catégorie races laitières.

Les jeunes sortent ravis de leur expérience, mais épuisés. Giel Don Bosco
Une récompense qui vient conclure un travail collectif de plusieurs mois. « On a choisi Patchouli parmi un troupeau de cent vaches, se remémore Jules. On l’a trouvé belle. Ensuite, on devait apprendre à la faire marcher, qu’elle s’habitue à notre présence, la laver, la tondre… La chouchouter en fait. » Les jeunes ont aussi dû écrire un article de presse.

Les lycéens sont repartis avec un trophée. Ouest-France
De leur expérience, ils se souviendront du stress avant les épreuves, de la foule impressionnante au Salon, de l’entraide avec la dizaine des autres lycées qui concouraient dans la même catégorie qu’eux. Ils tiennent à remercier l’équipe enseignante et leur établissement. Quant à Patchouli, un lien unique unit désormais les apprenants et l’animal, qu’ils ont couvert de compliments et qu’ils qualifient de « merveille ».