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Rémalard-en-Perche. Trois jours de tango sous le soleil percheron... |
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Des démonstrations ont montré la richesse chorégraphique du tango. © Ouest-France
Le quatrième festival de tango Buenos Aires en Perche a été un succès pour les danseurs mais aussi pour les amateurs et curieux. Michèle Fériaud, présidente de l’association Scène d’influence (qui organisait l’événement), avait veillé à tout avec une équipe efficace.
Le festival a commencé vendredi soir avec un superbe spectacle crée pour l’occasion par huit artistes passionnés de tango. Les maestros ont également fait des démonstrations impressionnantes pendant les bals milongas.
Samedi, le Quintet Silbando accueillait le chanteur Lucian Tobald et Chloë Pfeiffer a présenté une création composée pour le festival.
Ils ont fait du tango leur métier
Le festival a également attiré des passionnés qui ont fait du tango leur métier, à l’image de Philippe Lhostis. En 2009, il s’est reconverti dans les cours de tango et la vente de chaussures dédiées à cette danse. Depuis, il sillonne l’Ouest avec sa camionnette remplie de centaines chaussures de tango.
Passionnée de tango, Léa Azencot a commencé à coudre des tenues de tango car elle ne trouvait rien qui lui correspondait. Ses copines ont été séduites, et lui en ont demandé. C’est ainsi qu’il y a six ans, elle a quitté son job d’ingénieur BTP pour sillonner les festivals avec ses machines à coudre et un portant rempli d’ébauches de robes et de jupes de toutes les couleurs. « Quelle que soit la morphologie, il y a des formes adaptées. C’est de la géométrie », raconte la jeune femme. Lasse de l’itinérance des festivals, elle va reprendre un travail d’urbaniste.
Dimanche, après le bal despedida, tout le monde est reparti aux quatre coins de France, certains emportant avec eux une paire de chaussures de Philippe Lhostis ou une robe de Léa Azencot.