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Saint-Christophe-de-Chaulieu. La bénédiction des voyageurs, une tradition... |
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Le père Raymond Hébert de Tinchebray a béni conducteurs et automobiles, dimanche. © Ouest-France
Dimanche, un office religieux était célébré dans l’église placée sous le vocable de saint Christophe, protecteur des voyageurs. Un rendez-vous organisé de longue date.
L’histoire
L’office était célébré dimanche par l’abbé Raymond Hébert, et a rassemblé une centaine de paroissiens venus des communes proches. À l’issue les participants se sont rassemblés sur le parvis. Les automobiles ainsi que les pèlerins ont reçu la bénédiction. Un vin d’honneur était ensuite offert par la municipalité.
Ce rendez-vous est inscrit depuis longtemps dans l’histoire de la commune. Pour preuve, en 1960, Ouest-France titrait : « Plusieurs centaines de voitures et plus d’un millier de pèlerins à Saint-Christophe-de-Chaulieu. » L’officiant était alors le révérend père Armand-Bazin. Chanoine Morel, un curé doyen, était à l’harmonium et dirigeait les chants. Dans le chœur, le journal notait la présence de l’abbé Louis Gahéry, curé de Saint-Jean-des-Bois, ainsi que l’organisateur et l’animateur de ce pèlerinage. Et les abbés Leblanc, Poulet, Leverrier, Barré, Frappard, Rebours et l’abbé Desramé, qui était également le directeur du grand séminaire et prédicateur du pèlerinage.
Après le salut, les fidèles se rendirent en procession derrière le clergé près du podium, ils entonnèrent des cantiques en l’honneur de saint Christophe. L’abbé Desramé prit alors la parole :  La médaille de saint Christophe n’est pas un quelconque fétiche ou un porte-bonheur tel le fer à cheval, mais le symbole de la foi et de la charité chrétienne…Â
La bénédiction fut donnée par le révérend Armand Bazin.
L’église rénovée dans les années 1960
À cette époque, l’église avait conservé intérieurement un aspect désuet des sanctuaires de campagne et un air vétuste, avec ses plâtres tachés d’humidité, des vieux bancs branlants avec ses bases vermoulues. Des réparations s’imposaient.
La restauration intérieure fut confiée à Pierre Meurice, architecte. Dépouillés de leurs plâtres, les murs apparaissaient joints en creux, le sol carrelé, des bancs spacieux et solide attendaient les pèlerins. Puis suivront les travaux de la voûte, de l’autel, les vitraux brisés par la guerre seront remplacés.