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Saint-Pierre-d’Entremont. Une classe devrait fermer, à l’école Loup-Coucou, à la rentrée... |
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Les banderoles sont installées dans le carrefour du bourg, endroit stratégique de passage. © Ouest-France
Pour éviter la fermeture d’une classe à la rentrée de septembre 2022, parents d’élèves et municipalité de Saint-Pierre-d’Entremont, dans l’Orne, se mobilisent.
L’école Loup-Coucou, à Saint-Pierre-d’Entremont, dans l’Orne, figure sur la liste ébauchée par le rectorat de l’Orne des établissements scolaires qui risquent de perdre un poste d’enseignant à la rentrée de septembre 2022. « Nous sommes sur la liste, on s’y attendait un petit peu », explique Roger Chanu, premier adjoint au maire. Une classe est menacée.
Aujourd’hui, l’école communale accueille 105 enfants répartis dans six classes, ce qui fait une moyenne de 17 à 18 élèves par classe. « C’est trop peu pour le rectorat », avance le premier adjoint.
Alors, au cours des prochaines semaines, les élus vont comptabiliser de façon précise les inscriptions prévues pour la rentrée de septembre 2022. Un compte exact qui sera annoncé après les vacances d’hiver, la directrice de l’école n’étant pas joignable.
Banderoles accrochées dans le village
« Nous savons qu’il va y avoir des enfants, dont les parents sont nouveaux dans la commune, qui vont venir à l’école en septembre. Est-ce que ces arrivées vont compenser les départs ? C’est pour cela que nos chiffres doivent être très précis », insiste Roger Chanu. En attendant le résultat, la mobilisation des parents a déjà commencé, notamment sur les réseaux sociaux. « Nous avons ressorti les banderoles qui nous avaient déjà servies, il y a quelques années », annonce Roger Chanu. Ces dernières ont été accrochées à différents endroits de la commune.
Les élus de Saint-Pierre-d’Entremont s’intéressent aussi à une autre piste pour éviter la fermeture de la classe. Ils vont s’atteler à repérer les habitations de la commune, où vivent des familles dont les enfants sont scolarisés ailleurs. L’objectif serait donc de les faire revenir dans l’école du bourg, pour grossir les effectifs et éviter la fermeture.
Contacté, Jean-Luc Legrand, directeur académique des services de l’Éducation nationale de l’Orne, ne souhaite pas, pour l’heure, s’exprimer.