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Sainte-Scolasse-sur-Sarthe. Bien dans ses sabots, l’équithérapie avec l’école... |
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Séance de pansage, en présence du directeur des agences de Sainte-Gauburge et Moulin, Jérôme Marcere, et de Serge Batrel, président la caisse locale du Crédit Agricole. © Ouest-France
La première séance du projet destiné à des enfants de 5e du collège André-Collet de Moulins-la-Marche s’est déroulée ce mercredi 22 septembre 2021 aux écuries de la Chevellerie. Reportage.
Deux surveillantes de l’école ont, l’année dernière, suggéré à Valérie Duquesnoy, principale du collège André-Collet de Moulins-la-Marche (Orne), un projet d’équithérapie « afin de permettre à des enfants en manque de confiance de progresser dans le développement de leurs émotions et de leur équilibre, dans leurs relations entre eux ». Ceci au moyen de quinze séances de deux heures, tous les quinze jours, aux écuries de la Chevellerie de Sainte-Scolasse-sur-Sarthe et avec les chevaux. Un dossier a été monté auprès du Sivos et du Crédit Agricole de Sainte-Gauburge. Un fonds d’initiatives permet de financer ce projet.
Les enfants qui participent à cette initiative disposeront d’un livret pour décrire leurs émotions, les partager avec leur famille, leurs camarades, préparer des restitutions.
Enthousiasme
Quelques minutes après 9 h, au centre équestre, les enfants ont débuté très enthousiastes cette belle initiation. Un peu d’éthologie afin de connaître le poney pour ceux qui ne seraient pas familiers des équidés, quelques règles de sécurité à ne pas oublier. Puis chacun prend en charge un poney. Il le pansera sous le regard et avec l’aide de Karine et Lindsay. Dans le manège, chacun pourra aussi vivre avec l’instructeur, Mickaël, l’expérience de monter. Certains pour la première fois.
Laurine « connaît un peu les chevaux et n’en a pas peur ». Pendant qu’elle cure les pieds du poney, elle dit avec quand même un peu de timidité qu’elle apprécie ces animaux « pour leur douceur ». Mael est quant à lui un petit peu surpris que l’on vienne l’interroger. « C’est bizarre quand même », souffle-t-il à l’interlocuteur maladroit qui tente de l’interviewer. « Oui, j’aime les chevaux, j’aime bien les animaux en général », précise-t-il. Amaury qui a 12 ans depuis quelques jours est plus disert : « Avec Lucas, je fréquente parfois des chevaux, car Lucas vit depuis tout petit avec eux ». « De toutes les couleurs », précise Lucas.
Se rassurer et se lier
Incontestablement, dès la première séance, la médiation du cheval a œuvré. On échange, les gestes sont mesurés, le calme est évident. Ces séances ont aussi pour objectif de permettre à ces jeunes gens de construire la relation entre eux, dans l’école.
Il est déjà 11 h et il faut rentrer les poneys, retourner vers le bus pour la dernière leçon avant la pause du repas. « On pourrait dire que l’on a été mis en retard car il fallait s’occuper encore des poneys », propose un malin à sa surveillante. Manifestement, même les plus timides sont partants.

Premiers trots avec Mickaël l’instructeur des écuries de la Chevallerie. Ouest-France

Mael brosse un poney. Ouest-France

Amaury cure les pieds. Ouest-France