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Sainte-Scolasse-sur-Sarthe. Deux sociétés se partagent la pépinière d’entreprises agroalimentaires... |
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Les locaux de la nouvelle pépinière d’entreprises alimentaires étaient à visiter, à samedi. © Ouest-France
Samedi 14 janvier, la Communauté de communes de la Vallée de la Haute Sarthe proposait la visite des Saveurs de la Vallée de la Haute Sarthe, une pépinière d’entreprises alimentaires née sur les lieux d’une friche industrielle. Les élus, dont Lucette Beaudoire, maire de Sainte-Scolasse, ont découvert le site. Deux entreprises y sont installées : Les petites fermes et Les labos de Jnie.
Les Saveurs de la Vallée de la Haute Sarthe, c’est un nom qui fleure le plaisir, un projet de pépinière d’entreprises agroalimentaires rare, pétillant de dynamisme, le résultat d’efforts locaux conjugués. La pépinière est née dans une ancienne usine de brioches, dans la zone artisanale.
Deux entreprises
Les deux entrepreneurs partenaires du projet de mise en place d’une chaîne locale d’alimentation « juste et durable » ont guidé la visite, samedi. L’objectif est de permettre « le développement et la diversification de la production agricole en rémunérant justement les agriculteurs ».
Jean-Luc et Sandrine Larcade lancent Les petites fermes. Un commerce de gros interalimentaire et négoce de produits fermiers, avec la transformation de produits carnés. Pour des clients principalement parisiens, restaurateurs, institutions, lesquels leur achètent des produits bruts et de plus ne plus des produits transformés.
Jennifer Lacam développe Les labos de Jnie. L’activité met à disposition des professionnels et des particuliers des équipements professionnels pour la transformation de produits agricoles pour les producteurs locaux, cuisines à destination des particuliers comme des professionnels outre des ateliers culinaires. Sans oublier le désir de promouvoir des ateliers pour la jeunesse.
Les cibles et les bénéficiaires
Les restaurations collectives des établissements scolaires, collèges crèches et centres de loisirs, les particulières, les agriculteurs et les commerces locaux pour cette dernière. Les petits fermes ciblent des clients parisiens, de grands noms de la restauration, ou des institutions prestigieuses (Assemblée nationale, bientôt le Quai d’Orsay).
La pépinière est aussi un lieu de formation et de réunion pour la communauté de communes, avec un bureau et une cuisine commune, lequel complète le dispositif de ce bâtiment.
Un programme national

Le projet a vu le jour grâce à des financements multiples. Ouest-France
La collectivité a répondu à un appel à projet, le Programme national pour l’alimentation vers une stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat en sollicitant 100 000 € pour sa mise en œuvre. « L’objectif est d’offrir une alimentation locale, juste et durable. »
Un projet cofinancé par l’État, l’Europe, la Région et le Département. Les travaux et les équipements ont représenté 741 000 €, après l’achat pour 303 000 € du bâtiment à la commune. La représentante de l’État, Marie Cornet, secrétaire générale de la préfecture, soulignait samedi « la qualité de l’approche pour les agriculteurs et les particuliers ».