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«Sans le terrain, la théorie est presque vide de sens» : À l’école de coiffure d’Alençon, les alternances se font rares... |
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En dehors de ses sept semaines de stage en entreprise, Swen Prohl s’exerce au salon de coiffure pédagogique du 3ifa, sous le regard de Jean-Philippe Breon. © Ouest-France
Pour les futurs coiffeurs formés au 3ifa d’Alençon, dans l’Orne, la recherche d’alternance s’avère compliquée, entre pénibilité du métier et équilibre avec la vie personnelle.
regrette Swen Prohl, qui, à 27 ans, apprend le métier de coiffeur au 3ifa d’Alençon, dans l’Orne.
C’est compliqué de trouver un apprentissage »,Sans la perspective du terrain, la théorie est presque vide de sens
, reconnaît l’ancien tatoueur en reconversion.
Plus d’épanouissement que de chiffre
Comme lui, ils sont dix-sept sur trente-six étudiants à suivre leur CAP entièrement à l’école. Un système unique instauré car de nombreux élèves ne trouvent pas d’employeurs. On les prépare au même diplôme que ceux en apprentissage tout en leur laissant le temps de trouver un salon
, explique Ghislain Coumes, chargé de communication de l’établissement.
Une disette notamment due à la pénibilité du métier, explique Jean-Philippe Breon, coiffeur formateur au 3ifa depuis neuf ans : Car c’est fatigant de rester une dizaine d’heures debout et de travailler les week-ends.
À cela s’ajoute le fait que les jeunes cherchent plus à être épanoui au travail qu’à faire du chiffre
, ce qui explique notamment les nombreuses installations à domicile.