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Sap-en-Auge. Des maquettes de machines agricoles à découvrir... |
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Xavier Hoorelbeke présentera son matériel agricole miniature. © Ouest-France
Xavier Hoorelbeke sera présent parmi une cinquantaine d’exposants, à la Fête du cidre, samedi 8 et dimanche 9 novembre, sur le site du Grand-Jardin.
Les gens d’ici
Retraité depuis près de vingt ans, Xavier Hoorelbeke est passionné de maquettes de machines agricoles et ne compte pas ses heures pour en fabriquer. Il fait partie de la cinquantaine d’exposants qui seront présents, samedi 8 et dimanche 9 novembre, à la Fête du cidre organisée par l’association Le Grand-Jardin.
C’est pendant la Grande Guerre que les grands-parents de Xavier Hoorelbeke ont fui la Belgique pour s’exiler provisoirement dans le Midi de la France. En remontant vers leur pays, ils sont passés par la Normandie et y sont restés. Ils tiraient leurs revenus de leur ferme d’une dizaine d’hectares et d’une activité de travaux agricoles, en particulier les battages.  Mon père a pris la relève et je l’ai suivi dans cette activité. J’ai ensuite travaillé un peu en maçonnerie, puis au haras du Boële à Glos-La Ferrière, et j’ai terminé mon activité professionnelle à la brocante de Glos.Â
Une passion découverte à la retraite
 À l’heure de la retraite, je me suis découvert une passion pour les engins agricoles miniatures à vapeur. Mais j’ai remplacé la vapeur par de l’air comprimé. Car avec les changements de température, la vapeur se transforme en eau et tout s’arrête
, confie Xavier.Je n’ai jamais compté mes heures, c’est un travail d’horlogerie, tout fonctionne ! Ce n’est que du plaisir, je ne fais pas de vente.Â
L’artiste travaille à partir de plans qu’il achète ou qu’il établit lui-même d’après des cotes relevées directement sur des matériels agricoles, comme ce fut le cas pour la gribane (embarcation fluviale). « J’ai eu la chance d’en trouver une dans un bâtiment et j’ai tracé le plan pour la reproduire. » Les courroies sont faites à partir de matériaux récupérés chez un réparateur de machines agricoles. Sa passion le mène à exposer dans des comices agricoles, fêtes de la nature et où il est demandé. Mais rien n’est à vendre.
Chaque année, entre 2 500 et 3 000 visiteurs viennent voir revivre le site à l’ancienne. Afin de broyer les pommes, le gadage du XVIIIe siècle sera remis en service et actionné par Umberto, un cheval percheron. Pour extraire le jus de la motte de marc de pommes, il y a le pressoir à longue étreinte et sa poutre de sept mètres pesant 1 700 kg datant du XVIIIe? siècle.
Samedi 8 et dimanche 9 novembre, 26e édition de la Fête du cidre à l’ancienne, de 10 h à 18 h, site du Grand-Jardin. Accès libre. Restauration sur place.