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Sap-en-Auge. Inondations : une réunion pour trouver les causes... |
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Les rues de Sap-en-Auge lors des inondations du 22Â juin. © DR
Après les inondations du 22 juin, qui ont causé de nombreux dégâts, la municipalité a entrepris une rencontre pour déterminer les causes de cette catastrophe.
Les inondations du 22 juin préoccupent encore la municipalité. De nombreux élus se sont rencontrés, vendredi, pour faire toute la lumière sur cette catastrophe. En ouvrant la séance, le maire, Gérard Rosé, a accueilli le sous-préfet, Julien Miniconi ; la conseillère départementale, Agnès Laigre ; le commandant en second du Service d’incendie et de secours (Sdis) ; le colonel Sébastien Planchon et la capitaine Laëtitia Trassard. Ainsi que les représentants de la Direction départementale des territoires (DDT) ; les techniciens du bassin-versant de la Touques ; Christophe Bignon, vice-président de la Communauté de communes (CDC) chargé de la Gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations (Gemapi).
Connaître les causes des inondations
Le premier magistrat de la commune a précisé que « cette réunion correspond à l’attente des populations. » Il a par la suite tenu à remercier « toutes les personnes qui ont apporté leur aide et leur soutien à la commune, pendant et après les inondations. Les services de l’État ont été omniprésents et la préfète, en personne, s’est déplacée dès le lendemain, tout comme les services du département, de la CDC et du conseil régional. Nous avons bénéficié du soutien des représentants de tous les services. »
« Aujourd’hui, nous souhaitons connaître les causes de cette catastrophe, qui soit dit en passant, aurait pu être amplifiée par des drames humains. Les solutions, s’il y en a, ne feront pas l’unanimité », conclut le maire. Absent ce jour, Sébastien Gourdel, président de la CDC a fait part, par courrier, du fruit de ses réflexions sur ce phénomène et les pistes de travail qui feront partie du grand chantier Gemapi.
« Avec l’appui des services de l’État, des agences concernées et des syndicats de bassin, je souhaite aujourd’hui que soient lancées les études nécessaires, afin que nous puissions comprendre et que soient modélisés les phénomènes marquants que notre territoire a connus ces dernières années. Nous devons donc, avant tout, avoir des explications avant de se lancer dans les initiatives hasardeuses ou totalement inefficaces. À la lumière de ces résultats, qui devront intégralement être rendus publics, viendra le temps d’examiner les solutions, lorsqu’elles existeront, et les actions que nous pourrons collectivement mettre en œuvre », a-t-il écrit.
Quid des sinistrés ?
Des échanges s’engagent entre la salle et les intervenants. Le colonel Planchon donne des explications à des habitants du Bosc-Renoult, qui s’étonnaient de ne pas avoir vu revenir les pompiers : « Dans ce cas, une première reconnaissance est lancée pour voir s’il y a des vies humaines en détresse, on ne peut pas procéder au pompage tant qu’il pleut. On s’attache d’abord au sauvetage des personnes en priorité avant les maisons. »
Plusieurs personnes sinistrées demandent ce qu’il va advenir de leurs maisons, reconstruction à l’identique ou pas ? « Il s’agit là , de voir avec l’assureur, les communes étant déclarées en état de catastrophe naturelle. »
« Pourquoi quand il y a de fortes pluies, l’eau se dirige-t-elle directement vers les rivières, ce qu’on ne remarquait pas avant », demande Agnès Laigre. La réponse reste attendue. Les représentants de la DDT se disent prêts à aider la commune.