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Septembre musical de l’Orne prépare son 40e anniversaire... |
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Philippe Toussaint, à gauche et les musiciens du Trio Zadig pendant l’édition 2021. © Ouest-France
Le festival de musique classique, qui s’est déroulé du 3 au 26 septembre 2021, a attiré trois mille spectateurs. Dont un tiers provenant de l’extérieur au département, des départements limitrophes et de la région parisienne.
Philippe Toussaint, président de Septembre musical de l’Orne, répond à nos questions.
Quel est le bilan de l’édition 2021 ?
Trois mille spectateurs. Notre objectif est largement rempli. Pour deux tiers le public vient de l’Orne, pour un tiers des départements limitrophes et de la région parisienne. Désormais sur quatre week-ends, avec plus de concerts, notamment ceux du samedi après-midi. Nous avons retrouvé les salles de Flers, Argentan, Mortagne, la cathédrale de Sées. Nos publics étaient là , et nous notons un renouvellement important du public. À l’issue de cette saison, le festival est dans les meilleures conditions pour aborder son quarantième anniversaire.
Des concerts ont-ils particulièrement marqué ?
Celui de Josquin Desprez, pour lequel l’église était pleine. La Maîtrise de Notre-Dame de Paris dans la Cathédrale de Sées fut l’un des plus beaux moments du festival. À Mortagne, les solistes et l’Orchestre National de Bretagne ont reçu un vrai triomphe. Le public répond à notre double pari : une assez grande diversité de programmation où la découverte tient sa place et un éclatement géographique systématique pour toucher chaque semaine les différents points du département.
Le Septembre, toute l’année ?
Sur l’année entière existe une collaboration avec le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, dans le cadre du dispositif culture justice, autour de plusieurs ateliers. Michael Andrieu donne une conférence et propose un stage de création musicale avec l’enregistrement d’un CD. Un « reflet de saison » a également lieu avec l’un des artistes de notre programmation. Le 16 septembre, l’Orchestre régional de Normandie est allé en détention. Une action existe aussi avec le Conservatoire d’Alençon.
Comment s’annonce le quarantième anniversaire du festival ?
Pour l’année prochaine nous travaillons sur plusieurs pistes. La convivialité est un axe majeur après les deux années compliquées que nous avons vécues. Il faut que les festivals redeviennent des fêtes. Sur le plan musical, nous devrons terminer d’honorer tous les engagements pris l’année dernière. Nous nous étions donné deux ans. Le retour de l’opéra est très demandé. Compte tenu des travaux du haras du Pin, nous réfléchissons comment inscrire de nouveau cette série dans la programmation. Nous espérons avec le recul de la crise sanitaire le rétablissement de la messe grégorienne avec les Moniales, une tradition toujours respectée. En tout cas, une programmation collant au territoire, avec des choix de musique s’adaptant aux lieux, et des programmes variés chaque week-end.