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Soirée retrouvailles des anciens élèves du lycée Alain d’Alençon : « C’est quoi ton prénom, déjà  ? »... |
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Les anciens élèves se sont déplacés en nombre pour venir à cette soirée de retrouvailles. © Ouest-France
La promotion 1994-1995 du lycée Alain, établissement d’Alençon, s’est retrouvée lors d’une soirée organisée à la salle de l’Éclat, à Lonrai, samedi 20 avril 2024, par l’association des anciens.
Dix-neuf heures à la salle de l’Éclat, samedi à Lonrai, les convives arrivent peu à peu. Les anciens du lycée Alain d’Alençon se retrouvent, s’approchent timidement.  C’est quoi ton prénom, déjà  ?Â
 Ah, mais oui, tu étais à l’internat, c’est ça ?Â
 T’as des enfants ?Â
Peu à peu, le léger flottement et l’hésitation s’effacent, les discussions commencent à s’animer ; on se renseigne sur les métiers d’anciennes connaissances, on reconnaît des camarades de classe.
Beaucoup habitent encore dans les environs, mais certains ont fait le déplacement depuis l’Alsace, Cherbourg ou encore Pau.  Je suis venue avec une amie, je n’aurai pas osé venir seule,
confie Sandra. On retrouve des têtes qu’on avait complètement oubliées. Et c’est intéressant de retrouver d’anciens professeurs.
 J’ai aussi retrouvé un ancien de la classe parce qu’il porte le tee-shirt qu’on avait fait à l’époque.Â
« Ça fait plaisir de se replonger dans les années lycée. »
 Ça me permet de revoir d’anciens copains. Ceux du club de rugby, par exemple »,
raconte Valère, un ancien de la filière mécanique qui est venu le soir depuis Bonnétable.  Je ne les avais pas revus depuis le bac. Ça fait quand même plaisir de se replonger dans les années lycée comme ça.Â
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On peut sentir chez certains une légère appréhension à l’idée d’aborder des inconnus. Mais la soirée avançant, le dialogue se fait plus facile, les langues se délient ; les plaisanteries et les éclats de rire commencent à fuser.
 Je viens du Mans, ça ne me fait pas loinÂ
, explique Fabienne, une ancienne de la filière scientifique. J’ai retrouvé ma copine de l’époque, Noëlle, qui est venue de Cherbourg.Â
Vingt-huit ans sans se revoir
 On n’avait pas internet à l’époque, donc pas de moyens de garder contact avec ceux qui partaient,
poursuit-elle. C’est pour ça que ce genre de soirée, c’est une bonne initiative. On voit quelqu’un et on se dit : ah oui, je la connais, elle.Â
Thomas et Pierre ont eu leur bac en 1996 et ne s’étaient pas revus depuis vingt-huit ans.  J’ai fait le déplacement depuis le Nord, je viens de ValenciennesÂ
, raconte Pierre.  Moi j’ai fait le déplacement depuis le nord de l’Orne, ça me fait moins loin,
plaisante Thomas. J’avais envie de faire ce saut dans le vide, de remonter vingt-huit ans en arrière.Â
 On s’est très vite reconnus, par contre, j’ai mis plus de temps à retrouver son prénom,
ajoute-t-il au sujet de Pierre. Les prénoms ça part vite.Â
Près de cent vingt personnes étaient présentes à cette soirée de retrouvailles qui s’est poursuivie tard dans la nuit.