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Sur les traces du train dans le développement industriel de La Ferté-Macé au XIXe siècle... |
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Les visiteurs à l’intersection de l’ancienne voie ferrée entre les directions de Briouze et de Bagnoles-de-l’Orne. Michel Louvel (à gauche) a présenté le rôle du train dans l’évolution fertoise. © Ouest-France
Michel Louvel, historien de La Ferté-Macé (Orne), a proposé, samedi 5 avril 2025, la découverte insolite de la ville à partir de sa voie ferrée. Vingt-neuf personnes l’ont écouté.
Samedi, Michel Louvel, historien fertois, proposait la découverte insolite de La Ferté-Macé à partir de sa voie ferrée. Vingt-neuf personnes ont participé.
L’arrivée du train
Au départ de la gare, Michel Louvel a retracé  l’histoire de l’arrivée du train à La Ferté-Macé et aussi les décisions regrettablesÂ
. En 1856, la municipalité s’efforce d’obtenir le train alors que les études sont menées pour mettre en place le Paris-Granville. Bien que La Ferté atteignait près de 10 000 habitants et avait des tissages florissants, c’est finalement Flers qui fut retenu. La ligne Briouze-La Ferté-Macé a ouvert en 1869 et a été prolongée plus tard jusqu’à Bagnoles ce qui nécessitait une manœuvre en gare de La Ferté.
 En 1874, La Ferté rate à nouveau le passage de la ligne Caen-Laval au profit de Domfront »,
rappelle l’historien. Le passage du train s’est arrêté en 1992, remplacé par un car SNCF entre Briouze et Bagnoles.
À la fin du XIXe siècle, le train transportait 62 000 tonnes par an de marchandises nécessaires pour l’industrie, en particulier les tissages et 18 000 passagers pour atteindre 62 000 passagers à la fin du XIXe, avec jusqu’à treize trains de marchandises par jour et cinq trains de voyageurs.
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Une industrie florissante
Les participants ont déambulé sur l’ancienne voie convertie aujourd’hui en voie verte. Michel Louvel a présenté le long du parcours  les nombreuses entreprises de tissage (jusqu’à neuf), les fabricants de galoches à partir du hêtre et du noyer présents dans la région, des blanchisseries, des scieries et la création d’entreprises de maçonnerie par des Italiens. Au début du XXe siècle, de nombreux ouvriers sont venus du Nord où les entreprises avaient été dévastées par le premier conflit mondial, représentant jusqu’à 17 % des ouvriers fertois.Â
De la voie verte, on découvre les anciens abattoirs créés au début de XXe et fermés en 1982 ainsi que le haras fertois. Pour faire fonctionner ces usines, de grandes cheminées de 25 à 30 m de haut étaient érigées (treize à La Ferté et quatre à Magny).
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D’autres visites
Avec Michel Louvel : samedi 17 mai, « Les lieux fertois oubliés et à redécouvrir » ; mercredi 11 juin, « À la recherche des banques dans le centre ancien » ; samedi 26 juillet, « Les maisons bourgeoises ».
D’autre part, des visites de la ville sont organisées chaque jeudi, à 14 h 30, de mai à août (sauf jours fériés), sur inscription, au départ du bureau d’information touristique. Tél. 02 33 37 10 97.