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Trois étudiants en santé en service sanitaire à la MFR de Vimoutiers... |
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De gauche à droite : Julie Legardinier Camille Viot (étudiantes infirmières) et Enzo Mitri (étudiant kinésithérapeute). © Ouest-France
Julie Legardinier Camille Viot (étudiantes infirmières) et Enzo Mitri (étudiant kinésithérapeute) sont intervenus, durant deux semaines, jusqu’au vendredi 28 mars 2025, à la Maison familiale rurale (MFR) de Vimoutiers (Orne), auprès de l’ensemble des élèves de l’établissement, âgés de 14 à 20 ans.
Julie Legardinier (21 ans) et Camille Viot (19 ans) sont toutes deux élèves infirmières en deuxième année à l’Institut de formation des professionnels de santé (IFPS) à Lisieux (Calvados). Enzo Mitri (23 ans) est étudiant kinésithérapeute en deuxième année à l’Institut de formation en masso-kinésithérapie à Alençon-Damigny.
Dans leur cursus, ces étudiants en santé ont eu à effectuer un service sanitaire dans le cadre d’un stage pluridisciplinaire destiné  à nous préparer à travailler avec d’autres professionnels de santéÂ
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« Ils sont à l’écoute et réceptifs »
Ils sont intervenus, durant deux semaines, jusqu’au vendredi 28 mars, à la Maison familiale rurale (MFR), auprès de l’ensemble des élèves de l’établissement, âgés de 14 à 20 ans. L’objet de leur intervention a porté sur le thème de la vie affective et de la santé sexuelle, abordant le consentement, les infections sexuellement transmissibles, l’importance du dépistage, la vaccination, la contraception, l’impact des réseaux sociaux, tout en les informant vers qui s’orienter en cas de problème et des supports numériques à leur disposition.
 L’université nous a informés du thème et du lieu sur lequel nous allions intervenir, mais nous ne savions pas avec qui nous allions être amenés à travaillerÂ
, expliquent-ils. À un âge pas si éloigné de celui de leur auditoire, Julie et Camille admettent s’être senties un peu mal à l’aise au début, avec ce thème. Une gêne qu’elles ont rapidement surmontée pour assurer cette mission de prévention.
 C’est un sujet qui peut paraître tabou, mais qui en fait concerne tout le monde au quotidien »,
indique Enzo, plutôt à l’aise au regard de son parcours. Et puis, des jeunes qui s’adressent aux jeunes, ça facilite le dialogue.  Ça se passe bien, ils sont à l’écoute et ils sont réceptifs »,
se félicitent-ils.
Les trois étudiants ont préparé leurs interventions  en se mettant à leur place. Nous nous sommes appuyés sur différents supports. Il s’agissait pour nous de capter leur attention en donnant du rythme à la séance de deux heures, afin de les intéresser, et qu’elle soit interactive.Â
Mathieu Salisson, formateur, salue le service sanitaire.  Il nous permet d’avoir des professionnels en devenir qui informent et sensibilisent nos jeunes, surtout à l’âge qu’ils ont. C’est important.Â
Ce type d’intervention s’inscrit pleinement dans la loi du 4 juillet 2001, stipulant  qu’une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuellesÂ
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