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Un après-midi associatif avec les centres Jules-Ledein à Sap-en-Auge... |
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Cent cinquante personnes ont participé à la réunion, mardi 25 février. © Ouest-France
Plus de 150 personnes ont participé à la réunion des personnels et encadrants de l’association Jules-Ledein, mardi 25 février 2025, à Sap-en-Auge (Orne). L’association a été créée il y a plus de cinquante ans.
Mardi 25 février 2025, les foyers Annie-Solange, Eugénie-Marie, Jules-Ledein et Val-André, étaient les hôtes du centre Louise-Marie de Sap-en-Auge (Orne), à la salle des fêtes de la Petite cité de caractère.
Cet après-midi associatif avait pour but, pour l’association Jules-Ledein, de faire part de ses orientations avec le plus de transparence possible, entre employeur et salariés, dans les cinq centres. Le foyer Louise-Marie de Sap-en-Auge, a été créé en 1980, il accueille aujourd’hui cinquante-six personnes accompagnées. Après cinq ans de travaux, le centre a été agrandi et l’extension mise en service en 2024.
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Plus de 150 personnes, professionnels de l’association, des cinq centres et siège, participaient à cette rencontre, dont Agnès Laigre, conseillère départementale, en charge des affaires sociales du département de l’Orne. Elle a présenté l’Orne,  malgré les contraintes budgétaires, le département accompagne financièrement les personnes en situation de handicapÂ
. Joël Contreras, président de l’association Jules-Ledein, a présenté l’association créée il y a plus de cinquante ans, et son fonctionnement. Les directions des différents centres ont été présentées.  L’association a la ferme détermination de maintenir, développer la qualité de prestation et de garantir les emplois. Des solutions sont envisagées pour cela.Â
Avoir un poids suffisant
L’association s’est rapprochée de son homologue, L’Arche, qui gère deux établissements. Un comité de pilotage travaille depuis l’automne 2023 sur une reprise de l’activité par l’association Jules-Ledein.  Les objectifs sont d’avoir un poids suffisant pour peser dans les négociations budgétaires avec les financeurs, de renforcer la structure de la gouvernance, d’offrir un dispositif d’accompagnement plus large et de résister à la marchandisation du secteur médico-social.Â
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Formation autodétermination
Des personnes accompagnées ont suivi une formation en autodétermination. L’autodétermination, c’est être autonome, mais cela ne veut pas dire qu’on a besoin d’aucune aide. Cela veut dire se faire aider seulement quand on le décide et quand on en a vraiment besoin. Plusieurs de ces personnes ont répondu aux différentes questions qui leur étaient posées. Leur souhait serait de devenir autonome et d’avoir une maison.
« Je suis très admirative pour cette formation d’autodétermination. Je salue les encadrants et le personnel. Le fait d’être autonome ne veut pas dire qu’on n’a besoin de personne. Bravo pour cette volonté d’être autonome », a déclaré Agnès Laigre.
« Je suis bluffé par l’avancée des pratiques, on parlait de prise en charge et c’est très rassurant que les personnes accompagnées nous poussent pour cette évolution de société », a conclu Joël Contreras.