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Un bois, à Athis-Val-de-Rouvre, pour leur plaisir et pour l’avenir... |
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Alain Vardon auprès de l’un de ses arbres. « Il s’agit d’une variété de mélèze européen croisé avec un mélèze japonais. Il résiste au froid à - 40 °C et vit habituellement dans les Alpes. C’est après en avoir vu plantés à Vassy, que nous avons pris la décision d’en planter ici. » © Ouest-France
Alain et Élisabeth Vardon ont planté 1 000 arbres. Une forêt à grandir pour les futures générations.
Alain Vardon, agriculteur bien connu du Bocage, est en retraite. Élisabeth Vardon et lui ont profité du confinement pour mettre en Å“uvre leur projet : planter une forêt pour la postérité et pour le bois de chauffage.  Nous avions gardé un champ pour cela, face à la baie vitrée de notre maison.Â
Planter une forêt, c’est le projet qui taraudait Alain Verdon depuis tout petit, du temps où il suivait son grand-père Ouvry qui lui a donné la fibre : planter des arbres, s’en occuper, produire son bois, que ce soit du bois de ses haies ou de ses forêts. Fin 2020, 1 000 arbres ont pris place dans le champ et, à ce jour, de belles pousses de 4 ans se dressent dans les allées, grâce, notamment, à cette année exceptionnelle en pluies et alternances de soleil.
« Nous ne la verrons pas »
Nous avons planté des feuillus et un conifère, soit 150 mélèzes (croisés mélèze européen et japonais) ; 200 chênes sessiles ; 200 chênes d’Amérique, plantés à 4 m d’intervalle chacun (peut-être devrons-nous en enlever d’ici cinq ans et commencer à les tailler pour avoir de beaux fûts) ; 200 érables et 250 charmilles, plantées sous la trajectoire de la ligne haute tension, pour qu’elles ne poussent pas trop haut.
Les coupes seront à faire tous les vingt ans, pour la production de bois déchiqueté. Mais, il faudra attendre cent ou cent cinquante ans pour avoir une belle, forêt.  Ce qui est sûr, c’est que nous ne la verrons pas ! Qu’à cela ne tienne, c’est pour les générations suivantes. Dans l’immédiat, c’est pour participer au piégeage du CO2 et à la production d’oxygène.Â
« Le long de la route, pour protéger le champ, nous avons planté 300 m de haie d’une dizaine d’espèces bocagères. En attendant, nous nous sommes fait plaisir. Plaisir d’autant plus grand de les voir pousser, d’admirer les couleurs du chêne d’Amérique à l’automne, les premiers bourgeons au printemps ; d’admirer et entendre les nombreux oiseaux qui ont élu domicile dans notre jardin, lui aussi bordé de haies, confortablement installés face à notre future forêt au lever du soleil, le petit matin et le soir, jusqu’à la tombée de la nuit, entre chiens et loups, à la fraîche…Â