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Un homme condamné pour s’être introduit chez son ex-compagne à 4 h du matin et l’avoir violentée dans l’Orne... |
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L’homme s’est introduit chez son ex-compagne à 4 h du matin. © Vincent MICHEL / Archives Ouest-France
Un homme de 29 ans a été jugé par le tribunal d’Alençon (Orne), ce vendredi 30 janvier 2026. La raison : il s’est introduit chez son ex-compagne à 4 h du matin, par jalousie.
Le prévenu à la barre est un homme de 29 ans. Un homme qui tente de faire amende honorable. Car les faits sont graves.
Le 22 décembre 2025, il se pointe chez son ex qu’il dit aimer encore à l’Aigle, dans l’Orne. La raison, c’est qu’elle lui a envoyé quelques semaines avant une photo d’elle. Mais comme il est très jaloux, il est persuadé qu’elle a été prise ailleurs qu’à son domicile. Alors il s’est fait un film.
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Déjà condamné pour violences conjugales
Conséquence, il s’introduit chez elle, car il a toujours les clés, la réveille, lui arrache ses bijoux, l’insulte, lui pince la joue, casse son téléphone, ressort du logement, défonce les boîtes aux lettres…
Il dit notamment à sa victime : Je vais te faire souffrir par rapport à mon bracelet.
Bracelet électronique qu’il a dû porter quatre mois pour violences conjugales contre cette dernière.
Les enfants, nés en 2019, 2022 et 2024, dorment dans le logement, sont réveillés et évidemment terrifiés. Ils sont d’ailleurs aussi considérés comme victimes.
L’homme reconnaît. Il dit avoir pris un rendez-vous au CPO de l’Aigle. Il semble culpabiliser sincèrement, et lance : Mes enfants sont tout.
Son casier comporte sept mentions, dont plusieurs pour violences conjugales. La procureure requiert de la prison ferme avec incarcération.
« Mes enfants ont peur, et moi aussi »
La victime, quant à elle, déclare : Mes enfants ont eu peur, et moi aussi.
Son avocat, Me Bertrand Deniaud, lance : Dire que ses enfants, c’est toute sa vie, d’accord, mais débarquer à 4 h du matin pour coller une trempe à madame, c’est absolument ahurissant. Il faut que ça s’arrête, maintenant !
La défense nuance : On a quelqu’un qui a parfaitement respecté son contrôle judiciaire. De sa propre initiative, il a été se soigner. […] On a un contrat de travail pour un chantier d’insertion où il donne entière satisfaction. » Et d’ajouter : « On a quelqu’un qui essaye de se reconstruire.Â
Elle plaide pour une peine aménageable.
Le prévenu écope de douze mois de prison, dont six avec sursis probatoire de deux ans. La partie ferme est aménagée sous bracelet électronique. Il faut y ajouter deux mois de révocation d’un précédent sursis.