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Une nuit insolite dans une canadienne ou une tiny house au camping La Touche de Domfront-en-Poiraie... |
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Adèle Laurent est cogérante du camping La Touche à Domfront-en-Poiraie (Orne) qui propose une expérience dans une tiny house et en canadienne. © Ouest-France
Escapades atypiques dans le Bocage (1/5). Au camping de La Touche à Domfront-en-Poiraie (Orne), Adèle et Tanguy Laurent proposent à leur clientèle en quête de nouveautés des nuits insolites dans une tiny house ou dans une canadienne en bois.
Les vacances au camping riment souvent avec tente, sardines, matelas gonflables ou caravanes. Mais certains campeurs recherchent une expérience inédite quand ils réservent une nuit ou un séjour au camping. À Domfront-en-Poiraie (Orne), les propriétaires du camping et de la ferme La Touche, Adèle et Tanguy Laurent, misent sur la canadienne nouvellement installée sous les poiriers du terrain et sur la tiny house (mini maison).
Le Cotin, la cabane normande
Quoi de plus local et insolite que de passer une nuit dans le Cotin de 8 m² ? Derrière ce drôle de nom, se cache la traduction normande de « cabane ». En un mois et demi, Tanguy Laurent a construit de ses mains la canadienne 100 % bois pouvant accueillir quatre personnes, avec son lit double et ses deux lits simples amovibles. « Le bois vient de la scierie voisine et l’isolation est faite avec notre paille de seigle », précise Adèle Laurent.

Au camping La Touche à Domfront-en-Poiraie, une canadienne en bois est disponible pour la saison 2023. Ouest-France
Situé sous les poiriers, l’hébergement accueille principalement des cyclotouristes. Prix de la nuitée ? 17€ par personne. Adèle et Tanguy qui sont membres du réseau Accueil Paysan souhaitent « rendre les vacances accessibles à tous ». Depuis le lit double, une petite fenêtre offre une vue sur le troupeau de vaches du champ qui lui fait face. Les lits sont équipés de couettes, oreillers et de linge de lit. Pour la salle de bains et la cuisine, il faut utiliser les parties communes.
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Un salon de jardin est réservé, idéal pour siroter une limonade artisanale à la vente à l’épicerie bio du camping. Quiétude, nature et convivialité, voilà le triptyque que le couple de gérants « préserve depuis seize ans et encore le plus longtemps possible », souhaite Adèle Laurent.
Une petite maison tout confort
Sur le terrain d’herbe dédié au camping, est installée depuis quatre ans la tiny house, ou petite maison dans la langue de Molière. Cette habitation mobile, qui a vu le jour aux États-Unis, se caractérise par sa taille réduite, mais aussi par sa fonctionnalité incontestable. Pourquoi une tiny house ? « On voulait diversifier notre offre avec un investissement minime », explique Adèle Laurent. Il y a quatre ans les deux propriétaires caennais de la maisonnette insolite ont contacté Adèle et son époux pour la mettre à leur disposition plutôt que de s’en séparer.
Ni une ni deux, les gérants du camping ont accepté l’offre qui consiste à diviser en deux les recettes générées par la tiny house. « Le tarif est de 60€ la nuit pour deux personnes », précise Adèle Laurent. À l’intérieur de la tiny house, fabriquée dans la Manche, ce sont 9 m² de surface. Au rez-de-chaussée : une cuisine avec sa gazinière, un bac à vaisselle et une salle d’eau avec une douche. En haut, la mezzanine avec son lit double accessible après avoir monté les quatre marches en bois. Le linge de lit est fourni.
« Nos clients qui sont des cyclistes pour plus de la moitié, viennent pour le calme, la verdure et pour un retour à la nature », remarque-t-elle. En quatre ans, le côté rustique et confort de la tiny house a séduit les visiteurs. Certains sont des habitués, à l’instar « de Rouennais passionnés d’escalade qui reviennent souvent », raconte la cogérante.