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VIDÉO. À La Chapelle-près-Sées, le personnel de la Fondation Anaïs excédé des conditions de travail... |
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Une partie du personnel de la Fondation Anaïs à La Chapelle-près-Sées (Orne) était en grève mardi 28 septembre 2021. © Ouest-France
Une partie du personnel soignant de la Fondation Anaïs a débrayé, mardi 28 septembre 2021 à La Chapelle-près-Sées, à l’appel du syndicat Sud santé sociaux. Les grévistes dénoncent une dégradation des conditions de travail.
Le syndicat Sud santé sociaux appelait à la grève, mardi 28 septembre 2021 devant les locaux de la Fondation Anaïs, à La Chapelle-près-Sées (Orne). Plus de cinquante professionnels de santé sont venus en soutien d’une salariée, convoquée à un rendez-vous disciplinaire par la direction pour insubordination. Un motif incompréhensible pour les grévistes qui dénoncent une dégradation constante des conditions de travail ces derniers mois.
« La Fondation vidée de ses cadres historiques »
Environ 180 personnes travaillent dans cette structure ornaise d’aide à la personne en situation de handicap. Le foyer de vie a connu « trois changements de directeur général en l’espace d’un an et demi, déplore Cyrille Scherer, délégué syndical central. La Fondation a été vidée de ses cadres historiques. »
Les difficultés rencontrées pendant la crise sanitaire ont mis à genoux ce secteur du médico-social. « Nous sommes en première ligne auprès d’un public fragile mais la direction préfère parler de coûts pour gérer le planning des effectifs et imposer des glissements de tâches », précise Bertrand, aide-soignant depuis douze ans à la Fondation Anaïs. Le syndicat a reçu la visite de Corinne Delage-Sennegon, responsable de l’action médico-sociale.
Contactée, la direction n’a pas voulu s’exprimer sur le sujet.
L’aménagement de la nouvelle Mas reporté
Une partie des salariés protestaient également contre le report de l’aménagement de la nouvelle maison d’accueil spécialisée (Mas) à La Chapelle-près-Sées. Cet investissement chiffré à quatre millions d’euros devait accueillir les premiers résidents le 20 septembre dernier. « Ce nouveau lieu de vie doit alléger les charges physiques et apporter davantage de bien-être à nos résidents », explique Yann, éducateur spécialisé. Neuf nouveaux salariés étaient prévus pour travailler au sein de ce nouvel établissement, dont Camille. Après avoir passé un entretien professionnel en juin, elle a appris le report au denier moment. « Personnellement, ça désorganise tout », soupire-t-elle.
La raison de ce report s’explique par une décision de l’Agence régionale de santé. Les conditions de sécurité ne sont pas assurées en raison de l’absence d’infirmiers. « Nous subissons une baisse d’attractivité de la profession, répond Julie Foucart, responsable de la communication. À la différence du milieu hospitalier, aucune revalorisation salaire n’a été prévue dans le Ségur de la santé pour les infirmiers dans le médico-social. » La Fondation Anaïs travaille sur un plan de recrutement pour transférer des postes en interne vers la nouvelle Mas. Aucune date de d’ouverture n’a été annoncée.