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Vimoutiers. « Plus on ramassait les sacs, plus il y en avait »... |
Sébastien Gourdel, président de la Communauté de communes (CDC) des Vallées d’Auge et du Merlerault, déclare, pour sa part,  comprendre la colère et la situation de M. Pouilly. Nous partageons la même vision des choses sur ces incivilités qui doivent cesser. Je l’ai rencontré lundi et lui ai fourni toutes les explications et les pistes que nous envisagions. Néanmoins, M. Pouilly est venu à trois reprises, lundi, mais aussi mardi, puis mercredi jeter des sacs au bureau de la CDC. La gendarmerie a été appelée, car il exigeait de voir l’agent en charge du plan déchets pour lui remettre les sacs. On ne s’en prend pas à nos agents. Ils ne sont pas responsables de nos décisionsÂ
, martèle-t-il.
Sébastien Gourdel rappelle que  tout ce que la CDC fait, elle le fait en étroite collaboration avec la communeÂ
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Si en janvier les agents ont été mobilisés pour ramasser les dépôts de sacs hors des plateformes, « nous nous sommes aperçus que plus on les ramassait, plus il y en avait ! D’un commun accord, il a été décidé de ne plus les ramasser. » Dans le même temps, « des informations ont été faites à la population, tant par le maire que par la CDC ». En outre, « des stickers ont été collés sur les sacs, signalant que ces dépôts étaient interdits sur la voie publique ».
Sébastien Gourdel note  qu’un outil n’a pas encore été utilisé pour des contraintes administratives, la verbalisation en lien avec la salubrité publique. Cela relève du pouvoir de police du maire qu’au titre de mon mandat de président de la CDC, je n’ai pas.Â
Il explique que  toutes les collectivités sont confrontées au même problème. On regarde bien évidemment ce qui est fait ailleurs. On est en train d’étudier différentes possibilités »,
à savoir le recours aux amendes administratives, à la facturation d’une prestation d’enlèvement, ou pourquoi pas à la vidéo verbalisation.
Toutefois,  rien n’est gratuitÂ
précisant que  ces incivilités constituent un désagrément pour la population, mais elles ont aussi un coût pour la collectivité, et donc pour la populationÂ
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Le président ajoute que  ces actes ne sont le fait que d’un tout petit nombre d’habitants qui enquiquine tout le monde. Ça passera donc par des moyens plus coercitifs. On ne peut pas laisser cela se poursuivre.Â