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Château, collection de voitures, Camembert… Quatre lieux à découvrir autour du haras du Pin... |
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Le haras national du Pin lors d’un concours de dressage, dans l’Orne. © OUEST FRANCE archives
Une virée dans ce lieu mythique de l’équitation sera l’occasion de découvrir quelques hauts-lieux du patrimoine… et de la gastronomie !
À l’occasion d’un week-end en Normandie autour des superbes chevaux du haras du Pin, découvrez notre sélection de quatre lieux à ne pas manquer, issue du livre Week-ends à l’Ouest, paru aux Éditions Ouest-France.
La collection de voitures à cheval

Les jeudis du pin sont une magnifique occasion de découvrir le haras du pin. OUEST FRANCE archives
En termes d’attelages, les collections des haras nationaux sont considérables. Il y a plus de trois cents voitures disséminées à travers la France, dont une trentaine sont classées monuments historiques. Une grande partie de ces attelages est conservée au haras national du Pin. Atteler, harnacher, mener des chevaux constituent des savoir-faire uniques des haras nationaux permettant ainsi de présenter au public les chevaux et tout l’univers s’y référant. Ces présentations ont lieu lors des « Jeudis du Pin » durant toute la belle saison- cette année du 5 juin au 4 septembre 2025.
Tél. 02 33 36 68 68, www.haras-national-du-pin.com
Le château de Bourg-Saint-Léonard

Le château du Bourg-Saint-Léonard, érigé par Cromot. Archives Ouest-France
À deux pas du haras national du Pin, le château du Bourg-Saint-Léonard est un joyau. Pour faire découvrir la vie de château, Bourg-Saint-Léonard et le haras ont organisé un circuit de visite. On dirait que les propriétaires vont nous accueillir d’un instant à l’autre… Le château n’a pas changé depuis sa construction. On peut y admirer le grand salon en boiserie de style Louis XV, le boudoir chinois à décor peint, ainsi que de magnifiques tapisseries d’Aubusson. On pourra aussi flâner dans le parc à l’anglaise. L’émerveillement d’un château à la campagne !
Ouvert du 1er mai au 29 juin 2025, le week-end et les jours fériés. Tél. 02 33 36 68 68.
Lire aussi : Argentan. Sur les pas des châtelains du Bourg-Saint-Léonard
L’église Saint-Gilles de Fougy

L’église Saint-Gilles de Fougy date du XIIe siècle. archives
Ancienne chapelle, dépendant de l’abbaye bénédictine de Saint-Évroult, Notre-Dame des Bois, Saint-Gilles de Fougy est devenue au XIIIe siècle l’un des prieurés dépendants de l’abbaye de prémontrés, de Silly-en-Gouffern. Il faut pousser la porte pour découvrir à l’intérieur l’étonnant décor du chœur. La voûte est en effet ornée de vingt-six personnages grandeur nature entourant une Sainte-Trinité accompagnée de chérubins et d’anges portant des phylactères. Ce décor serait censé représenter le paradis où figure la Sainte-Trinité, entourée par les saints et les saintes de l’Église.
Place de l’Église, Le Bourg-Saint-Léonard, Gouffern-en-Auge. Tél. 02 33 67 73 78
Camembert… un détour qui vaut un fromage !

Le manoir du Camembert est ouvert au public Archives Ouest-France
Depuis le haras du Pin, le paysage s’ouvre sur les collines du pays d’Auge. Comment résister à un détour par Camembert, beau village d’où serait originaire des symboles de la gastronomie française ! La recette du camembert a été établie par la fermière Marie Harel grâce au secret que lui confia un prêtre réfractaire de la région de Brie. Elle cacha celui-ci en 1791, pendant la Révolution, au manoir de Beaumoncel où elle travaillait. Le lieu est donc considéré comme le berceau de ce fromage. Construit au XVIIe siècle, selon les canons du style augeron à colombages, il est entouré de bâtiments de ferme, four à pain, pressoir, pigeonnier.
Manoir de Beaumoncel, Camembert.