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VIDÉO. Le haras du Pin guide ses visiteurs d’une cour à l’autre... |
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Les Jeudis du Pin s’achèvent sur la présentation des attelages hippomobiles dans la cour d’honneur du haras. © Ouest-France
Les Jeudis du pin comme les manifestations sportives sont l’occasion de créer des passerelles entre les différentes activités du haras. Une façon d’élargir l’horizon des visiteurs.
Faire découvrir aux visiteurs les différentes facettes d’un haras qui n’en manque pas, tel semble être le mot d’ordre des événements estivaux du Pin. Depuis le 6 juin, les Jeudis du Pin déroulent en tous les cas leurs représentations hebdomadaires dans cette optique : les races accueillies au haras national y défilent, de même que les artistes et agents qui y opèrent.

Après une présentation exhaustive de toutes les races accueillies au Versailles du cheval, numéros équestres et carrousels se succèdent, entrecoupés de parenthèses qui ont la faveur du public : l’un des tableaux voit ainsi un solide percheron tracter un obstacle enflammé au-dessus duquel bondit un selle français. Les tours de force dont sont capables les chevaux de trait sont aussi prétexte à pousser sur la piste de la carrière de la Poste, réhabilitée en 2018, les chevaux du centre de valorisation des équidés normands.
Un final dans la cour d’honneur
« Nous les intégrons aux Jeudis du Pin depuis deux ans, confirme Anthony Gohier, responsable dudit centre. Le travail qu’on leur demande à cette occasion est un peu différent des missions auxquelles nous les préparons tout au long de l’année mais cela reste très intéressant pour eux. » D’autant que percherons et cobs normands ne connaîtront pas forcément une carrière uniforme et sans vicissitude.
Les chevaux du centre de valorisation sont en effet acquis par le haras à l’âge de 3-4 ans puis formés pour partir travailler dans les vignes, au débardage, à la garde montée ou encore à l’attelage de loisirs. « Il nous faut les entraîner à tout car même si nous leur trouvons des vocations particulières, ils pourront être revendus par la suite ou être sollicités pour de nouvelles tâches », indique Anthony Gohier. Récemment l’un des percherons a rejoint la famille Gruss pour un prochain spectacle et trois autres ont été vendus pour un projet hippomobile à Trouville.

En attendant de filer à leur tour vers d’autres destinations, les chevaux de trait participent au numéro final des Jeudis du Pin. À savoir un défilé d’attelages… dans la cour d’honneur du haras. Les spectateurs sont donc invités à se déplacer de la carrière de la poste à l’allée centrale du château pour applaudir les équipages. Et pourquoi pas, enchaîner sur une visite guidée.