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« Dexter : Resurrection » sur Canal+ : l’antihéros ressort les couteaux avec brio... |
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« Dexter : Resurrection » © 2025 Zach Dilgard/Showtime Network Inc. All rights reserved./Paramount +
Dexter reprend du service, dès ce jeudi 21 août sur Canal+. Malgré quelques petites faiblesses, « Dexter : Resurrection » signe une suite plutôt réussie de la franchise de l’antihéros tueur en série au sens aigu de la justice, parti sur les traces de son fils Harrison à New York. Notre avis, après avoir visionné six épisodes.
Entre 2006 et 2013, Dexter avait réussi à nous faire apprécier un antihéros par excellence : expert médico-légal de la police de Miami, sociopathe sur les bords, habité par le besoin irrépressible de tuer. Se bornant à un code moral strict, ce serial killer s’en tenait à traquer et « seulement » ôter la vie aux criminels ayant échappé à la justice. Mais les fans gardent un souvenir amer du final de Dexter, jugé très décevant . En 2021, la suite dérivée, Dexter : New Blood, n’avait pas su vraiment séduire, sans compter le préquel Les Origines, assez dispensable. Mais Dexter : Resurrection (la suite de la suite, donc) pourrait bien réconcilier les afficionados.
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La série, qui peut être regardée sans avoir vu New Blood , se déroule quelques semaines après les évènements de cette dernière, durant laquelle Dexter a changé de vie et d’identité, loin de Miami. Après s’être fait tirer dessus par son propre fils, Harrison, il finit par sortir du coma. Son fils, qui le pense mort et qui est rongé par la même noirceur que son paternel, a fui à New York. Dexter décide de partir à sa recherche, et ne tarde pas à trouver de nouvelles « proies ».
Retour aux basiques
Si, durant les premiers épisodes, on oublie presque le but de sa venue (à savoir, chercher son fils), c’est l’occasion de retrouver le Dexter de la première heure, animé par son dialogue intérieur qui fait sa patte. Son interprète de toujours, l’acteur Michael C. Hall, est naturellement parfait d’ambivalence.
On peut noter des personnages caricaturaux, des situations parfois téléphonées. Mais l’essence originale de Dexter y est. De l’humour noir et macabre, des dilemmes moraux, et, bien sûr, des tueurs en série. Les scénaristes n’ont pas pour autant choisi la facilité. Il faut attendre quelques épisodes (nous avons pu en voir six) pour découvrir de savoureux rebondissements, et une intrigue qui se complexifie. Une résurrection qui réjouira bon nombre de nostalgiques.
Dix épisodes, sur Canal+ et My Canal.