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Flers. Les commerces de textiles ont besoin d’un coup de pouce... |
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Annie Lengline, de la boutique Annie Décoration, et Isabelle Martin-Collin, du commerce C’est l’pompon. © Ouest-France
De non essentiels à essentiels. Les boutiques Annie décoration et C’est l’pompon, rue de Domfront, à Flers, dans l’Orne, ne savent plus comment faire pour attirer du monde pendant le confinement.
Si la fin d’année a été bonne pour les gérantes des boutiques Annie décoration et de C’est l’pompon, à Flers, dans l’Orne, l’arrivée du troisième confinement a entaché leur moral. Annie Lengline, gérante depuis treize ans de son commerce de décoration textile, voit le mois d’avril comme une épreuve. « On avait pris un peu d’avance, mais on va encore tout perdre », déplore-t-elle. Pour la boutique voisine, celle d’Isabelle Martin-Collin, à la tête de C’est l’pompon, le constat est sans appel. « Dans la tête des gens tout est fermé, on est vraiment seules », estime la gérante. « On aurait aimé avoir un coup de pouce de la Ville, un peu de publicité ou plus de soutien. »
À bout
Les commerçantes n’ont pas besoin d’attendre la fin du mois pour savoir que leur trésorerie est en chute libre. « En une semaine, j’ai fait le chiffre d’une seule journée », témoigne Isabelle Martin-Collin. De son côté, Annie Lengline reconnaît que « la recette de la semaine est proche de zéro ». Elle a fait installer un sticker géant « Ouvert pendant le confinement » sur sa vitrine. « Même avec ça, je vois les gens qui regardent la boutique, étonnés », raconte-t-elle.
Sa voisine, Isabelle Martin-Collin, comptait se mettre au clique et collecte. « Mais les aides pour la création d’un site sont que pour ceux qui sont fermés », regrette la commerçante. Les gérantes d’Annie décoration et de C’est l’pompon arrivent au même constat : « Nous, nous sommes surtout essentiels pour payer des charges à l’État. »