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« L’âme idéale » : Jonathan Cohen au cœur d’un amour impossible noyé par l’émotion... |
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Magalie Lépine-Blondeau et Jonathan Cohen dans "L’âme idéal" © @2025 - Les films entre 2 & 4 - Gaumont - TF1 Films production
Pour son premier long-métrage, Alice Vial signe avec « L’âme idéale » une comédie dramatico-romantique portée par le percutant duo formé par Jonathan Cohen et Magalie Lépine-Blondeau, mais qui pâtit d’un scénario trop lissé. En salles, ce mercredi 17 décembre.
Elsa (Magalie Lépine-Blondeau) a des facultés peu communes. Elle voit les morts, ce qui a le don de faire fuir systématiquement les hommes qu’elle fréquente. Résignée à finir seule, elle consacre son énergie aux patients en soins palliatifs qu’elle accompagne, et qui ne se privent pas de commenter la morosité de son quotidien. Jusqu’au jour ou un accident de moto met Elsa sur le chemin d’Oscar (Jonathan Cohen), un drôle de musicien qui lui redonne espoir en l’amour. Une lueur de courte durée, aussitôt assombrie par une encombrante ombre au tableau…
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Un récit touchant mais prévisible
L’actrice québécoise, dernièrement remarquée dans le film Simple comme Sylvain , trouve en Jonathan Cohen un partenaire de jeu solide, ce dernier confirmant à nouveau sa capacité à naviguer entre le rire et les pleurs. Tout deux arpentent les rues du Havres (Normandie), et nous entraînent avec légèreté dans la passion de leurs personnages.
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Avec L’âme idéale, Alice Vial signe un premier long-métrage touchant, mais affaibli par quelques facilités scénaristiques. Si le point de départ de son histoire se distingue par son originalité, les rebondissements qui jalonnent le récit restent prévisibles, tandis que les dialogues flirtent d’un peu trop près avec les clichés de la comédie romantique. La réalisatrice essore tout le jus dramatique de cette idylle impossible : les larmes coulent à l’écran comme sur les joues des spectateurs, au risque de forcer un trop-plein d’émotions.