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« Nos actions dépassent ses agissements » : la communauté Emmaüs d’Alençon face aux accusations contre l’abbé Pierre... |
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À l’été 2025, la bâche qui recouvrait le portrait de l’abbé Pierre sur le mur de l’espace de vente d’Emmaüs de Laval depuis novembre 2024 s’est envolée. © Archives Ouest-France
En juillet 2024, les révélations de violences sexuelles commises entre les années 1950 et 2000 par l’abbé Pierre, fondateur d’Emmaüs, font l’effet d’une bombe. Un an et demi après, bénévoles et responsables de la communauté d’Alençon (Orne) reviennent sur la manière dont ils les ont vécues.
Le visage de l’abbé Pierre, figure de la défense des démunis, recouvrait jusqu’à il y a quelques mois le mur de l’accueil de la communauté Emmaüs d’Alençon. Comme le nom de la fondation éponyme, la fresque n’a pas tardé à être recouverte.
Décision a été prise d’effacer les traces de cet homme après les révélations, en juillet 2024, d’accusations de violences sexuelles commises entre les années 1950 et 2000.
« Ça nous a rappelé nos fondamentaux »
 C’était glaçant, violent, on ne s’y attendait pas,
explique Jacques Beauvallet, membre d’Emmaüs France. Certains compagnons étaient divisés, défendant que c’est grâce à lui qu’ils sont là .Â
Passé la stupéfaction,  les communautés ont aiguisé leur attention sur ces comportements pour ne pas qu’il y ait de terrain fertile aux violencesÂ
, détaille Suzie Guichard, responsable nationale du groupement communautaire d’île de France et de Normandie.
Hamza Rami, responsable de la communauté d’Alençon, conclut :  Ça nous a rappelé nos fondamentaux. Nos actions dépassent bien largement ses agissements. On a évolué, mais on ne va pas s’arrêter.Â