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« Notre avenir est en jeu » : les syndicats de l’hôpital d’Alençon-Mamers appellent à la grève... |
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La population a apporté son soutien au personnel du Chicam lors d’un rassemblement initié par le mouvement civil Indignons-nous, samedi 4 octobre 2025. © Archives Ouest-France
Suppressions de postes, fusion de services, baisse du nombre de lits sont autant de raisons qui poussent les syndicats Force ouvrière et CGT du Centre hospitalier intercommunal d’Alençon-Mamers (Chicam) à appeler à la grève du personnel le jeudi 23 octobre 2025.
17 millions d’euros de déficit, c’est la dette que porte le Centre hospitalier intercommunal d’Alençon-Mamers (Chicam). Pour remettre à flot les finances avant l’ouverture du prochain hôpital prévue en 2030, la direction – à la tête de laquelle Patrick Faugerolas – planche depuis plusieurs mois sur un plan de restructuration de l’établissement.
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Deux rassemblements pour un mot d’ordre
Inquiets de l’impact sur la qualité de soins de ces transformations structurelles, Force ouvrière et la CGT se sont réunis en intersyndicale pour déposer, ce jeudi 16 octobre, un préavis de grève illimitée à compter de la semaine prochaine, jeudi 23 octobre 2025. « On espère que les 1 600 personnels du Chicam suivront le mouvement car c’est leur, notre, avenir qui est en jeu », plaident leurs deux responsables, conscientes que des réquisitions pourraient être ordonnées pour maintenir le service public hospitalier le jour de la mobilisation.
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Les deux syndicats représentatifs des agents du Chicam tiennent à exprimer leurs désaccords face « à la fusion de services spécialisés, aux fermetures de lits, aux suppressions de postes, à la fermeture du standard de Mamers et à la refondation du pôle Femme Mère Enfant » annoncés. Pour cela, FO et la CGT invitent à un rassemblement devant le standard de Mamers à 13 h, et devant celui d’Alençon à 15 h.
Espérant « autant d’impact que lors de la grève sur les congés en mars », les deux organisations syndicales se mobilisent avec comme souhait principal « une reconsidération de ce plan face aux réels besoins de la population. On veut pouvoir discuter cartes sur table avec la direction. Car dans leur plan, il n’y a rien de sensé. »