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« On avance » : les associations ont choisi le lieu du mémorial ornais des soldats tombés pendant la guerre d’Algérie... |
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Les associations représentatives des anciens combattants d’Afrique du nord se sont réunies lundi 19 janvier 2026 à Alençon. © Ouest-France
Trois des quatre associations représentatives des anciens combattants d’Afrique du nord ont voté pour l’implantation d’un monument au mort départemental en mémoire aux soldats ornais morts pendant la guerre d’Algérie (1954-1962). L’édifice devrait être installé à Argentan, à proximité du palais de justice.
On avance, c’est bien.
Arlette Martin affichait un grand sourire lundi 19 janvier 2026 à l’issue d’une réunion d’échange entre les quatre associations représentatives des anciens combattants d’Afrique du nord.
L’Union nationale des combattants (UNC), la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (Fnaca), l’Association des combattants prisonniers de guerre et combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc (ACPG-CATM) et la Fédération nationale des combattants républicains (FNCR) ont évoqué le projet de monument au mort dédié à la mémoire des soldats ornais morts pendant la guerre d’Algérie (1954-1962). L’Orne est l’un des derniers départements à ne pas avoir d’édifice.
Voilà plus de seize ans qu’on en parle mais il y a toujours eu des blocages, retrace Arlette Martin,
la présidente de l’ACPG-CATM. Depuis plusieurs mois, nous travaillons de manière efficace et nous avons enfin choisi le lieu du monument.
Argentan « pour sa situation géographique »
Trois des quatre associations ont voté pour la ville d’Argentan plutôt qu’Alençon, pour sa situation géographique
, note Jacques Martin, membre de l’ACPG-CATM. Il serait situé à proximité du palais de justice
, prolonge Jean-Marc Gayet, président de la Fnaca.
Le mémorial mesurerait deux mètres de haut et six mètres de large
. La conception est confiée à un artiste installé dans le Perche. Nous avons fait une demande d’autorisation aux Bâtiments de France. Ensuite, il faut qu’on aille chercher des subventions
, confie Arlette Martin qui ne souhaite pas divulguer le montant de la construction.
Les associations espèrent inscrire les noms des 164 soldats ornais morts en 2027. Précisément, il y a 149 Ornais reconnus morts pour la France et quinze inconnus
, glisse Magali Ozouf, directrice départementale de l’Office national des anciens combattants.
La prochaine réunion de travail aura lieu en mars. Comme le dit Arlette Martin : Il faut aller vite, on a assez perdu de temps.