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« On est impressionnés par la technique des danseurs » : au Battle Sixty-One, Argentan break la routine... |
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Le niveau des danseurs était dans la place, ce dimanche au hall des expos d’Argentan. © Ouest-France
Dimanche 15 février 2026, le hall du champ de foire d’Argentan (Orne) affichait complet pour la treizième édition du Battle Sixty-One. Plus encore qu’une compétition très relevée, c’est une journée d’enthousiasme intergénérationnel.
La basse résonne, le cercle se forme et les derniers spectateurs qui arrivent dans le hall des expositions constatent : Tout est plein !
Porté depuis quinze ans par Adrose Bakhta, le Battle Sixty-One continue de rassembler à Argentan (Orne). La jauge maximale d’un millier de personnes a été tutoyée.

Plusieurs centaines de personnes ont assisté au Battle Sixty-One à Argentan. Ouest-France
Adrose rend hommage à Youval Ifergane, speaker des grands événements français depuis le début
, et souligne le rayonnement international : Des danseurs venus de France, Belgique, Italie, Espagne et Suisse.
Sarah, de la MFR de Trun, précise : On organise l’accueil et l’hébergement de soixante danseurs et on est présents le jour même depuis plusieurs années. »
Adrose ajoute : Chez les danseurs de 12-16 ans, la nouveauté c’est le 4 contre 4 pour favoriser la cohésion collective autour du breakdance.

Les danseurs ont fait le show, dimanche 15 février, au Battle Sixty-One d’Argentan. Ouest-France
Au milieu de la jeunesse, une voiture quasi centenaire
Le jury, composé de professionnels, observe chaque passage avec attention. Parmi eux, la B-Girl Babyson, championne du monde 2012, admire et note les performances impressionnantes des participants.
Dans le hall, une Ford A de 1929 attire les regards. Jimmy explique : Il y a cinq ans, on était venus dans le hall avec des motos. Là , on est venus avec cette voiture retapée par mes soins.
Les lignes chromées de l’ancêtre automobile contrastent avec les rotations aériennes des danseurs, illustrant le côté bigarré et le show parfois provocateur de certains participants.

Une Ford A de 1929 au milieu du Battle Sixty-One 2026Â ! Ouest-France
Avant pour les fans, maintenant pour toutes les familles
Les gradins traduisent aussi ce mélange de spectateurs. Charlotte est venue avec son mari et leurs trois enfants :  Notre fils Noa nous a poussés à venir, on a pris nos billets à l’avance au service des sports. »
Kevin, 36 ans, a deux enfants d’une dizaine d’années
qui l’ont traîné aussi jusque-là  : L’ambiance est vraiment agréable, on est impressionnés par la technique des danseurs.

Plusieurs centaines de personnes ont assisté au Battle Sixty-One à Argentan. Ouest-France

Charlotte est venue avec son mari et leurs trois enfants au Battle Sixty-One. Ouest-France
Lenny, 14 ans, accompagné de sa sœur et d’une amie nous explique : J’en ai vu sur les réseaux, alors je suis venu.
Les jeunes applaudissent avec enthousiasme, les smartphones filment à tout va les figures, et les parents sont pris dans le tempo.

Les danseurs ont fait le show, dimanche 15 février, au Battle Sixty-One d’Argentan. Ouest-France
Adrose conclut :  C’est un événement qui, au début, attirait les fans de breakdance. Aujourd’hui c’est devenu un événement qu’on vient voir en famille. »
Sur la piste, la finale jeunes (12-16 ans) en 4 contre 4 a été 100 % parisienne, la Team Paris kids s’imposant devant les Flow Killers. Et chez les adultes, le battle international a vu le succès final du Suisse Moa devant l’Italien Edo.