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« On fait les cons sur scène et on oublie tout » : Cali sera aux Bichoiseries à Cerisy-Belle-Étoile... |
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Cali sera au festival des Bichoiseries à Cerisy-Belle-Étoile, vendredi 27 juin. © Archives Ouest-France
Le chanteur Cali sera sur la scène des Bichoiseries à Cerisy-Belle-Étoile, dans l’Orne, le vendredi 27 juin 2025 avec son dernier album « 20 ans d’amour parfait ». Rencontre.
La dernière fois que Cali était venu dans le Bocage ornais, c’était à Briouze, au festival Art Sonic, en 2011. Cette fois, il sera aux Bichoiseries à Cerisy-Belle-Étoile, le vendredi 27 juin 2025, pour présenter son album 20 ans d’amour parfait, une sorte de réédition de son premier album L’album parfait. Ce dernier, c’était vendu à plus de 500 000 exemplaires en 2003.
Quels sont les retours du public sur votre dernier album ?
C’est bouleversant, assez merveilleux. Je ne me rendais pas compte de l’impact de ce premier album, j’ai retrouvé des gens qui connaissaient les paroles par cœur, ça m’a touché. Il y a les gens de mon âge et puis il y a des parents qui ont amené leurs mômes. C’est très valorisant, je suis quelqu’un qui joue beaucoup, je fais beaucoup de tournées chaque année et les gens sont là .
Quand vous êtes en studio, est-ce que vous pensez à la scène ?
De plus en plus. Le disque devient quelque part un prétexte pour aller jouer. Les gens consomment différemment les disques, d’ailleurs c’est affreux le mot « consommer ». Sur cette tournée d’été j’ai amené de nouvelles chansons. Ce sont des trucs en live pour s’éclater avec le groupe et pour que les gens s’éclatent avec nous.
Est-ce que vous vous préparez physiquement avant une tournée ?
À mon âge je me dis qu’il faudrait une remise en forme, je l’ai déjà fait quelques fois pour des tournées mais en fait, là , une date prépare l’autre. Je fais beaucoup le con sur scène avec les copains, ça fait du vrai sport. Je me suis même déjà abîmé le tibia, le genou mais ça fait partie des trophées dont je parlerais à mes petits enfants quand je serai vieux. Le fait de se casser, on se souvient bien de la date.
Qu’est-ce qui vous anime encore pour continuer ?
Pour les chanteurs c’est crier : « J’ai besoin d’amour. » On a tous besoin d’amour sauf que nous, on a la chance de pouvoir le crier dans un micro. Il y a tout ce bordel aujourd’hui, toutes ces guerres et on a ce moment où on a deux heures ou trois heures pour faire les cons sur scène et on oublie tout. Et puis, j’ai constitué une vraie famille de musiciens. Quand je prends le bus pour la tournée, j’ai 12 ans, je rentre dans la colo de vacances, et autant avoir 12 ans le plus longtemps possible.
Qu’est-ce qui vous plaît dans les festivals ?
Je suis président de quatre festivals près de chez moi, dans le Sud. Je suis très friand de découverte. Les festivals, c’est le partage. Ça me plaît. Ce qu’il y a de bien aussi c’est de retrouver de vieux amis et refaire le monde. Le côté bénévole, quand j’arrive dans le festival ce sont les grands-pères, les grands-mères, les petits enfants, les enfants qui préparent tout pour que tout aille bien pour une journée c’est merveilleux.
Est-ce que vous avez un souvenir marquant de la Normandie ?
J’aimerais bien m’y installer mais ma famille veut garder le soleil du Sud. Je vais régulièrement à Trouville (Calvados), Steve Nieve, mon pianiste vit là -bas. J’essaye d’aller souvent sur les plages du Débarquement. C’est peut-être cliché mais pour moi c’est important, quand on ramène des mômes là -bas et qu’on raconte cette histoire. Peut-être que ça donne envie de se dire plus jamais ça.