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Orne édition - Athis-Val-de-l’Orne. La rénovation de la place Saint-Vigor en marche... |
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Alain Lange, maire d’Athis-Val-de-Rouvre (Orne). © Archives Ouest-France
Les points forts du projet de la place centrale d’Athis-Val-de-l’Orne : concilier la convivialité du site, la circulation, le côté patrimonial. Les élus veulent prendre le temps « d’étudier tous les possibles ».
Lundi 28 juin 2021, Alain Lange, maire d’Athis-Val-de-Rouvre (Orne), a convié les commerçants, les associations et les citoyens à assister à la réunion publique d’information qu’il a organisée en matinée. Étaient également présents : Jean-Luc Gatien, directeur adjoint de l’Agence départementale d’engineering, Orne Métropole ; Clément Roulleau, paysagiste à l’agence Orne Métropole, Sibylle de Carcouët, directrice à l’aménagement à Flers Agglo, Céline Lepeltier, manager du commerce pour Flers Agglo.
Alain Lange a invité les personnes présentes à une visite commentée de la place pour montrer l’état des aires piétonnes à revoir, la problématique du stationnement en double file et devant le monument aux morts, les contraintes des Bâtiments de France. Puis, en salle, ce dernier a développé l’objectif du projet : « Rendre la place encore plus attractive en la réhabilitant et l’adaptant aux exigences actuelles ».
Jean-Luc Gatien a ensuite pris la parole pour préciser « que la place Saint-Vigor, aménagée il y a vingt-cinq ans, était un modèle dans le département à l’époque, que les matériaux avaient une excellente durée de vie et que les coûts pour reprendre cet aménagement ne seraient plus les mêmes ».
Alors, question cornélienne s’il en est : doit-on réhabiliter ? Tout démolir et refaire du neuf ? « Nous allons devoir raison garder, prendre le temps d’étudier tous les possibles eu égard à nos objectifs : la convivialité du site, l’attractivité des commerces, la circulation des voitures et des piétons, le côté patrimonial. Ce n’est pas un projet du jour au lendemain, c’est une projection à vingt ans et nous allons devoir faire les choix les plus pertinents possible », renchérit Alain Lange.
À la question « pourquoi ne pas avoir élargi la consultation aux habitants en 2014 ? » Alain Lange répond : « tant que nous ne savions pas où nous allions, sans éléments tangibles, ça ne m’a pas paru pertinent de le faire. Il y aura une concertation ultérieurement. D’autre part, la situation sanitaire nous a bloqués, ce qui est préjudiciable, le démarrage des travaux premier semestre 2022 est compromis et nous aurons des surcoûts. »
Les commerçants présents ont insisté sur la nécessité de garder le côté patrimonial et convivial de la place, parce que « ce que cherchent et aiment les gens, en plus de faire leurs courses auprès de commerces artisanaux et locaux, c’est de pouvoir croiser des voisins, des amis. C’est un lieu de lien social important ». D’autres ont proposé des améliorations comme : « revoir le concept des toilettes sous l’église, la signalétique pour les poids lourds, des cendriers dans le bourg, faciliter le déplacement à vélo, veiller à continuer le fleurissement… ».