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« Un budget maîtrisé » à Saint-Germain-du-Corbéis avant le passage de relais... |
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Le futur gymnase, en cours de construction, occupe une place prépondérante autour des débats sur les budgets 2025 et 2026 de la commune. © Ouest-France
Devant quelques spectateurs curieux quatre mois avant les élections, le conseil municipal du mardi 18 novembre 2025 a été l’occasion, pour le maire de Saint-Germain-du-Corbéis (Orne), Gérard Lurçon, et son premier adjoint, Daniel Vallienne, de présenter pour la 18e et dernière année une première orientation du budget pour 2026. Stabilité, maîtrise et prudence en sont les maîtres mots.
Au bilan prévisionnel de l’année 2025, une hausse inhabituelle des dépenses de fonctionnement d’environ 8 % est prévue à Saint-Germain-du-Corbéis.  Elle s’explique par le paiement de l’assurance pour les travaux du gymnase ainsi qu’une facturation en retard par la Ligue de l’enseignement pour la garderie »,
précise Daniel Vallienne, devant le conseil municipal, mardi. Avant d’ajouter :  Ces dépenses exceptionnelles mises à part, la hausse des dépenses s’élève à 1,2 %, un résultat en dessous du niveau de l’inflationÂ
. Le maire, Gérard Lurçon, résume :  La commune dispose d’un budget stable. Cela fluctue un peu, mais toujours à la marge.Â
Le projet du futur gymnase n’empêche pas la commune de dégager une épargne nette de plus de 535 000 €.  L’objectif fixé avec le maire était d’atteindre les 450 000 € d’autofinancement. Nous serons au-dessus »,
se félicite le premier adjoint.
Prudence pour le futur budget
Le duo Lurçon – Vallienne a insisté sur le caractère incertain du contexte mondial et national, symbolisé par des conflits internationaux, une loi de finance 2026 incertaine, la question de la participation des communes au redressement des comptes publics ou encore les élections municipales à venirÂ
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Prudence fut donc de mise dans la présentation du budget primitif pour l’année 2026 qui verra une nouvelle équipe d’élus prendre les commandes. Sont estimées une hausse des recettes à hauteur de 1 % et une baisse des dépenses de 1 % également. « Certes, nous n’aurons plus l’assurance du gymnase à payer, mais des doutes subsistent quant à une éventuelle hausse du taux de l’inflation », justifie Daniel Vallienne. Un budget primitif qui ne prévoit pas d’augmentation des taux d’imposition de la commune, comme chaque année depuis 2008. « C’est un engagement pris lors de notre premier mandat. Nous souhaitons le tenir. »
Une bonne nouvelle et des dérapages
Après un premier refus en 2024, la commune a de nouveau sollicité l’Agence nationale du sport afin d’obtenir une subvention pour le gymnase. Cette dernière a finalement été accordée, le premier adjoint reconnaissant lui-même  avoir lu deux fois le courrier en comptant bien tous les zérosÂ
. Au total, le projet du gymnase sera subventionné à 73 %.  Il y avait une fenêtre de passage, nous avons su en profiter »,
se réjouit le maire.
Une soirée sans dérapages, ou presque. Les débats du conseil ont été perturbés par le crissement des pneus de deux voitures en train de déraper autour du rond-point de la mairie, nécessitant la venue d’une patrouille de police.