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« Un village prospère » : un passionné décortique l’histoire de Damigny dans une conférence... |
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Guy Fournier, président de l’association Histoire et patrimoine, tient une conférence sur l’histoire de Damigny. © Ouest-France
La prochaine conférence de la Société historique et archéologique de l’Orne a lieu ce samedi 14 décembre 2024, à Alençon (Orne). Guy Fournier consacre un sujet sur l’histoire du village de Damigny.
Une grande partie de l’histoire moderne et contemporaine de Damigny est au menu de la prochaine conférence de la Société historique et archéologique de l’Orne (SHAO). Ce samedi 14 décembre 2024, à la salle Baudelaire d’Alençon, Guy Fournier présente ses travaux qui ont fait l’objet d’une publication collective avec d’autres passionnés de l’association Histoire et patrimoine. Entretien.
Comment est née cette étude sur Damigny ?
Je préside l’association Histoire et patrimoine qui fête ses dix ans en 2024. Avec des passionnés, nous avons publié une monographie. Elle est éditée par la Société historique et archéologique de l’Orne. Cette publication retrace l’histoire de Damigny entre le XVIIIe et le XXe siècle. L’idée est de comprendre l’évolution d’une communauté humaine et les conditions de vie.
Quelle est la spécificité de ce village ?
La commune est connue pour avoir accueilli un nombre important de tisserands. C’était un village prospère. Les premiers recensements réalisés au début du XIXe siècle identifient 580 métiers autour du tissage et de la dentelle. C’est deux-tiers de la population de Damigny. Cette activité périclite durant la Révolution industrielle et l’arrivée de la vapeur. Le dernier tisserand cesse son activité pendant la Première Guerre mondiale. Le déclin de cette production entraîne une pauvreté endémique.
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Votre analyse décortique d’autres aspects de cette vie communale…
Oui, je montre comment le village a été précurseur dans la scolarisation des enfants. Au XVIIe siècle, le curé ouvre une école pour les filles et une pour les garçons. Ce processus de scolarisation intervient dans une période fortement marquée par la mortalité infantile. Le taux de mortalité dépasse les 75 % certaines années. Des familles sont décimées lors d’épidémies.
Samedi 14 décembre 2024, à 14 h 30, à la salle Baudelaire, rue Porchaine. Gratuit.