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500 € d’amende pour un crachat : cette ville traque les piétons qui se prennent pour des « lamas »... |
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La municipalité d’Ixelles (Belgique) veut en finir avec les "lamas urbains". © Photo d’illustration : Pixabay
La municipalité d’Ixelles, dans la banlieue de Bruxelles (Belgique), veut en finir avec les crachats qui souillent ses trottoirs. Une campagne de communication rappelle que ceux qui jouent les « lamas urbains » encourent une amende de 500 €.
Depuis quelques jours, des affiches mettant en scène des lamas sont placardées aux quatre coins d’Ixelles (Belgique). Cette ville de la banlieue de Bruxelles mise sur l’ironie pour en finir avec une sale habitude qui laisse des traces sur les trottoirs, rapporte le média Bruzz.
Quand les joueurs de foot donnent le mauvais exemple
La légende sous la photo de ces lamas est on ne peut plus claire : « Le respect, c’est gratuit mais cracher dans la rue vous coûtera 500 euros ». Cette campagne vise en premier lieu les jeunes hommes. « Ce sont en effet [eux] qui crachent le plus fréquemment », confirme Walter Weyns, sociologue de l’Université d’Anvers. Un comportement que l’expert attribue… au football. « C’est devenu plus fréquent et plus visible depuis quelques années à la télévision. Les joueurs ont l’habitude de cracher sur le terrain. C’est facile à imiter », ajoute-t-il.
Mais selon le spécialiste, le sentiment d’appartenance et le mimétisme ne suffisent pas à expliquer ces comportements qui salissent le bitume. Le crachat urbain traduirait aussi une forme de défiance, « d’appropriation territoriale », une manière de signifier « Je fais ce que je veux ici ».
« Cracher peut engendrer un sentiment d’insécurité et de pollution. C’est pourquoi nous organisons régulièrement des campagnes pour lutter contre ce comportement. Nous combinons incitation et sanction : sensibilisation et répression », décrypte Geoffroy Kensier, maire adjoint en charge de la propreté urbaine.
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500 € pour un crachat dans la rue… Sur le papier l’amende est dissuasive mais, dans les faits, la mesure peine semble-t-il à freiner la tendance. La ville ne communique pas sur le nombre de PV effectivement dressés pour ce motif. La campagne d’affichage est certes nouvelle mais l’infraction est ancienne. Elle est en vigueur depuis longtemps sur l’ensemble de la Région bruxelloise.