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À Alençon, les hôtels font le plein avec la neige... |
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L’hôtel Ibis d’Alençon (Orne) était complet pour la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 novembre 2024 suite au passage de la tempête Caetano. © Ouest-France
La tempête Caetano a forcé de nombreux automobilistes et voyageurs à s’arrêter à cause des chutes de neige. À Alençon (Orne), plusieurs hôtels affichaient complet pour la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 novembre 2024.
Les fortes chutes de neige dues à la tempête Caetano sont venues jouer les troubles fêtes pour les routiers, les commerciaux et autres automobilistes qui empruntaient les routes de Normandie, jeudi 21 novembre 2024. Afin de trouver un endroit où passer la nuit au chaud et dans un lit, nombre d’entre eux se sont tourné vers les hôtels. À Alençon et ses environs (Orne), ils étaient plusieurs à afficher complet pour la nuit, ou presque.
Remplissage en quelques heures
Ce fut notamment le cas du Campanile de Cerisé qui a vu un afflux massif de voyageurs débarquer en quelques heures. « On était à 30 % d’occupation des chambres dans la journée et on a fini à 100 % dès 18 h, raconte Cyrille Brulin, directeur de l’hôtel. On avait 48 personnes au total pour 41 chambres. » Parmi les clients, « commerciaux, quelques couples, des touristes perdus » et même quelques personnes « impactées par la grève de la SNCF » : « Certains étaient soulagés, d’autres désemparés quand il n’y avait plus de chambres de libre. Dans ces moments-là , on contacte d’autres hôtels pour voir s’ils ont de la place. »
Le directeur admet qu’il ne s’attendait pas à autant de monde : « On pensait qu’il y aurait surtout des annulations. » Pour autant, cet afflux n’a pas provoqué de bouleversement dans l’organisation habituelle de l’hôtel.
Dernière minute
L’hôtel Ibis d’Alençon affichait également quasi complet, jeudi soir, ce qui était pourtant inattendu : « On avait une réunion d’une société d’Alençon qui a été annulée et a libéré une quinzaine de chambres, explique la directrice de l’hôtel. Mais à 19 h 30, mon collègue a l’accueil avait déjà accueilli de nombreux clients. » Certains clients, qui avaient pourtant réservé leurs chambres, n’ont pas pu venir : « Un de nos clients qui nous a appelé pour nous dire qu’il était bloqué et qu’il allait passer la nuit dans sa voiture. »
Des réservations pour vendredi à samedi
Gigi Bektache a dû faire face à un afflux de voyageurs entre 22 h et 1 h du matin. Parmi ses clients, un chauffeur routier ou un couple venu de Bretagne en route pour Rouen (Seine-Maritime). Il a également dû faire preuve de solidarité : « L’association Coallia m’a appelé pour que j’héberge une personne sans domicile pour la nuit », déclare le directeur de l’hôtel Le Hussard. S’il admet avoir été « un peu pris au dépourvu » par la tempête et les voyageurs, « tout s’est bien passé », selon lui. Pour l’heure, deux personnes arrivées jeudi soir et resteront dormir ce vendredi. « Si on peut continuer à aider, on est là  ! »