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Alençon. Faute de clients, le week-end, l’hôtel Ibis ferme ses portes... |
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Hélène Vallée est la gérante de l’hôtel Ibis d’Alençon. © Ouest-France
Depuis la fin octobre, l’établissement n’est ouvert qu’en semaine et affiche un taux de remplissage en chute libre. Le couvre-feu contraint aussi le personnel à s’adapter pour sa clientèle.
À l’hôtel Ibis de la place Poulet-Malassis, à Alençon (Orne), on garde le sourire malgré tout. Forcément, la crise sanitaire est dans toutes les têtes. Plusieurs mois de fermeture lors du premier confinement auraient eu de quoi attaquer le moral des troupes. Et c’était sans compter les nouvelles règles depuis le second confinement en octobre 2020.
« Dès l’annonce du second confinement, nous avons fait le choix de n’ouvrir que les jours de semaine », explique Hélène Vallée, gérante de l’établissement. Il faut dire que les touristes ont déserté la cité des Ducs. « 90 % de notre clientèle aujourd’hui, ce sont les professionnels, les commerciaux. Des gens qui passent parfois quatre ou cinq nuits par semaine dans des hôtels. »
Les espaces communs fermés
Une clientèle pour laquelle il faut s’adapter. « Ils passent leur journée sur la route et quand ils rentrent, ils doivent regagner leur chambre car les espaces communs sont inaccessibles désormais », poursuit Hélène Vallée.
Impossible de prendre un verre au bar après sa journée de travail par exemple. « La situation est longue pour eux… » Alors l’équipe de l’hôtel les bichonne comme elle peut. Désormais, le petit-déjeuner se prend en chambre. Et le repas du soir aussi.
Avec la fermeture des restaurants, l’hôtel a étoffé son offre de restauration le soir. « On sait déjà que bien souvent, les clients mangent froid et sur le pouce le midi. On a donc des propositions de snacking et de bocaux chauds pour le soir. C’est servi en chambre également. » L’hôtel travaille aussi avec deux restaurants du centre-ville, La Suite et Chez Fano, qui font des livraisons de repas.
Un taux de remplissage à 35 %
Du côté du personnel, la voilure a été réduite. « Habituellement, nous sommes sept chaque jour. Là , on ne dépasse pas les cinq personnes quotidiennement. » Une astreinte téléphonique est aussi assurée le week-end mais il faut bien l’avouer, le téléphone ne sonne pas beaucoup.
Forcément, le taux de remplissage de l’hôtel est en chute libre. En janvier, sur une année classique, il est à 58 %. « Là , nous sommes à 35 %…»