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À la découverte d’anecdotes sur Damigny l’étonnante, lors des Journées du patrimoine... |
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Sur le site de l’Hermétic, Guy Fournier présente la fabrication des clapiers. © Ouest-France
Lors des journées du patrimoine 2024, Damigny (Orne) a dévoilé des pans de son histoire truffée d’anecdotes.
Samedi 21 et dimanche 22 septembre, à l’occasion des Journées du patrimoine, une balade était proposée par l’association Histoire et patrimoine de Damigny (Orne). Guidés par Guy Fournier et Patricia Duffay, les marcheurs ont découvert le riche patrimoine local. Voici quelques éléments insolites à connaître.
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Saviez-vous que deux tiers des parrains, cités lors des baptêmes, vivaient du tissage du chanvre vers 1800 ? La cave des maisons de tisserands offrait un degré d’hygrométrie qui empêchait le fil d’être trop sec mais malsain pour la santé ; les métiers étaient éclairés par la lumière qui filtrait d’une lucarne. C’est pourquoi chaque maison révèle par ses lucarnes le nombre de métiers à tisser du passé. Dans le grenier était déposée la toile avant d’être livrée au marché, à la halle aux Toiles d’Alençon.
Les dentellières les mieux payées
Ce sont les dentellières qui gagnaient le mieux leur vie ; aux beaux jours, « elles travaillaient sur le perron », pour bénéficier d’une bonne lumière.
Les cours d’eau, La Briante et le Bourdon, ont façonné Damigny. Un gué, vers la Rimblière, permettait de les passer, plus tard un haut pont conçu pour les charrettes assurait les pieds au sec, mais il ne résista pas aux camions ! Les nombreux lavoirs étaient un lieu de rencontres pour les femmes, mais aussi lieu de douleur pour leurs mains à vif en hiver. Quant aux hommes, ils se retrouvaient dans « les cafés, neuf au total dont cinq à la sortie de l’église ».
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Clapiers à lapins
L’eau était cruciale pour de multiples métiers. Ainsi, « à Badoire, proche de la nappe phréatique, l’eau ne gèle pas et reste à 12° ». On y faisait tremper le chanvre, qui servait de base à des pièces de tissus envoyées au Havre, de là , elles étaient expédiées pour confectionner des vêtements pour les esclaves !
Damigny fut longtemps un gros bassin d’emploi, les commerces y pullulaient rue du Pont-du-Fresne. Ça fait rêver ! Tout près, on fabriquait le camembert La Petite Normande, qui a laissé son nom à la place. La laiterie, très gros employeur, ne doit pas cacher les autres entreprises, dont Hermétic qui, grâce à la proximité de l’eau, fabriquait des clapiers en ciment, au temps où deux, trois lapins vivaient au fond du potager. Le ciment a remplacé le bois rongé par les lapins !
Les anecdotes abondent. Alors voici un dernier petit fait surprenant : saviez-vous que les trois piliers du 16, rue Principale sont des vestiges de l’ancienne église ?