|
À la découverte de ce marché de l’Orne, où il fait bon flâner le samedi matin... |
2
Nicolas Guellec à la confection de bouquets au marché de Sées (Orne). © Ouest-France
À deux pas de la cathédrale, le marché de Sées (Orne) fait la part belle aux productions locales. Rencontre avec l’un de ses commerçants, le fleuriste Nicolas Guellec.
À Sées (Orne), le marché a lieu le samedi matin. Il se tient place de la République et cour Mazeline. Sur la place de la République s’installent les commerces vestimentaires, le rémouleur – présent tous les quinze jours –, le vendeur de nourriture pour animaux domestiques ou encore Ordi Truck.
Lire aussi : Des commerçants fiers de leur marché à Sées
Dans la cour Mazeline, ce sont les commerces de bouche qui ont investi les lieux. Ils sont une dizaine, chaque semaine, à proposer œufs, fromages, viandes, poissons, fruits et légumes, miel, produits de la ferme et pâtisseries. Plusieurs d’entre eux vendent leur production.
Éleveur équin, il est devenu fleuriste
Le boucher est éleveur, tout comme le volailler ; le primeur est producteur, le chevrier vend les fromages de son exploitation. Tous sont des habitués, ils se connaissent bien et partagent le souci de faire vivre leur petit marché. Nicolas Guellec, le fleuriste, plus disponible pendant la période hivernale, a pris l’initiative de « faire réaliser des banderoles pour annoncer le marché aux entrées de la ville ». Il les met en place le jeudi et les démonte sitôt le marché terminé.

Le marché, cour Mazeline, à Sées. Ouest-France
Nicolas Guellec a délaissé l’élevage équin, « trop chronophage à la naissance du premier enfant ». Titulaire d’un bac pro aménagement paysager et d’un BTS en gestion forestière, il a commencé par « vendre des fleurs sur le marché d’Argentan, le 1er novembre 2015, sous un parasol et sur une table de camping ». Une première expérience « pas vouée au succès », selon ses dires.
Lire aussi : VIDÉO. Je teste le métier de fleuriste pendant une journée
L’idée d’en vivre s’est néanmoins imposée, aussi a-t-il fait ses débuts « sur le marché de Sées, en 2016, d’abord sur l’un de ses côtés, le long d’un bâtiment ». C’est au moment du Covid que son étal a rejoint le centre de la cour, sous les tilleuls. Cet emplacement permet aux chalands de circuler parmi les pots et les vases garnies de fleurs.
Produire bio pour limiter l’impact sur l’environnement
Nicolas produit l’essentiel de ce qu’il vend : plantes locales, semences et graines glanées. Son exploitation est implantée au lieu-dit le Gué, dans la commune du Bouillon. Elle est située en zone humide classée Natura 2000. Il produit « en bio, pour avoir le moins d’impact sur son environnement ». Pour répondre à la demande de ses clients, il complète son activité de productions horticoles avec « un peu d’achat-revente, notamment pour les fleurs coupées ». « Le samedi, la demande est forte en bouquets pas toujours destinés à être offerts. »